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- « Sans engagement des territoires, pas d'achat possible »
Île-de-France Nature fête ses cinquante ans cette année. Sophie Deschiens, directrice de l'agence, revient sur l'héritage de la ceinture verte, la renaturation des villes et les enjeux des cinquante prochaines années. Sophie Deschiens. Île-de-France Nature fête ses cinquante ans cette année. Quel est l'héritage le plus structurant de ce demi-siècle ? La ceinture verte, sans hésiter. Trois cent cinquante kilomètres, sept départements traversés, entre dix et trente kilomètres du centre de Paris. Le législateur avait confié à l'agence sa préservation et son extension : lutter contre le mitage, consolider les trames vertes et bleues, se porter acquéreur dès qu'un site était menacé. Le Sdrif-e, adopté l'an dernier, consacre cet acquis : sur ses cartes, tout s'articule autour de cette ceinture, matrice naturelle de l'aménagement régional. Vous insistez sur la méthode autant que sur la mission. Le bois du Piple l'illustre. Cent dix hectares à Sucy-en-Brie et Boissy-Saint-Léger, la dernière grande forêt privée du Val-de-Marne, restée fermée des décennies. Quand une cession pour une promotion immobilière a été envisagée, les communes ont dit non et sont venues chercher le bras armé de la Région. Condition posée à l'acquisition : une délibération chiffrée des deux communes, confirmant leur participation durable à l'entretien. L'agence a acquis ce bois et l'aménage – 500 000 euros d'études, près de 2 millions d'euros de travaux –, les communes se sont engagées sur le fonctionnement. Sans engagement des territoires, pas d'achat possible : cette coresponsabilité garantit la pérennité et a permis d'ouvrir le bois du Piple au public dès cette année. Vos missions se sont élargies à la renaturation des villes. Une commande de la présidente de la Région, fin 2022 : accompagner les maires pour « casser la dalle ». Cent quarante dossiers accompagnés depuis. Nous apportons d'abord l'ingénierie de projet, qui manque à beaucoup de communes, puis nous réunissons un comité des financeurs – Région, Île-de-France Nature, Métropole du Grand Paris, Agence de l'eau, Départements – pour financer jusqu'à 70 % du projet. Car avant de planter le premier arbre, la démolition et la dépollution coûtent très cher, sans aucune subvention classique. Le square Schuman, à Montrouge, inauguré en juin dernier, en est l'exemple. Quel est l'enjeu des cinquante prochaines années ? Il faut accélérer. L'accès à la nature est désormais au cœur des politiques publiques : entre 2020 et 2026, le regard des élus a radicalement changé. Avec une exigence d'équité territoriale : la forêt de Bondy est ouverte et très fréquentée côté Coubron, mais côté Clichy-sous-Bois, elle reste moins accessible, alors que les habitants sont juste là. Ne laisser personne de côté, c'est tout l'enjeu de notre rapport aux territoires. S'ajoute un enjeu de pédagogie, envers les territoires comme les habitants : notre patrimoine se conquiert parcelle par parcelle – nous passons parfois une délibération pour moins de dix mètres carrés. Les mandats électoraux sont trop courts pour aboutir sur ce genre d'opération : c'est ce qui justifie une telle institution inscrite dans le temps long.
- « Notre rôle : apporter de la confiance, de manière totalement indépendante »
Présidente de Bureau Veritas France, Karine Havas pilote les 10 000 collaborateurs français d'un groupe né en 1828, présent dans plus de 140 pays. Tiers de confiance des industriels comme des institutions, l'entreprise entend aider le Grand Paris à affronter les risques systémiques. Comment définiriez-vous l'ADN de Bureau Veritas ? C'est une très belle entreprise française, née en 1828. Nous intervenons comme tiers indépendant – « de confiance », aimons-nous dire – pour sécuriser des systèmes, des produits et, pour le Grand Paris, des infrastructures et des bâtiments. On nous connaît pour la certification, mais nous sommes présents sur de nombreux marchés : énergies, nucléaire, construction, biens de consommation. Bureau Veritas, ce sont 10 000 collaborateurs en France, 82 000 dans le monde, plus de 140 pays, pour 6,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025. Plus des deux tiers de nos effectifs sont techniciens ou ingénieurs. Que représente à vos yeux le projet du Grand Paris ? Un projet gigantesque, très ambitieux, auquel Bureau Veritas a la chance de contribuer. Le monde change : il faut créer une ville viable, résiliente, adaptée aux vingt ou trente prochaines années – et abordable pour ses habitants. On cite souvent Hambourg en modèle ; je pense que Paris doit être un modèle européen, voire mondial. J'ai visité la gare du Bourget, sur le nouveau réseau : un mélange fabuleux de fonctionnalité et de monument artistique. Notre rôle est d'anticiper les risques systémiques, du climat à la cybersécurité : une cyberattaque ne doit pas faire tomber les hôpitaux, les transports, tout un écosystème. Concrètement, que mesurez-vous ? Des émissions fugitives de méthane à la conformité électrique. La méthode reste la même : nous inspectons, certifions et contrôlons au regard d'un référentiel défini par la loi, une institution ou un client. Il y a quelques semaines, chez Renault, nous vérifiions que les Scénic, R4 et R5 respectaient bien le référentiel Origine France Garantie. Sur un smartphone, nous réalisons plus de trente contrôles. Nous certifions aussi que des fruits et légumes sont bio. Quel que soit le produit, nous nous assurons, de façon totalement indépendante, que la promesse de la marque est tenue. C'est pour cela que nous durons depuis bientôt 200 ans : nos collaborateurs sont fiers de ce rôle et nous attachons beaucoup d'importance à l'éthique et à la technicité. La montée en puissance de la mesure du carbone donne-t-elle une importance nouvelle à votre activité ? Bien sûr. Après une période attentiste des entreprises, entre la CSRD et la loi Omnibus, nous observons une vraie accélération de leur politique volontariste, avec une approche par les risques : investir sur le long terme, sur la résilience. Les certificats d'économies d'énergie, parfois contestés, ont l'avantage de financer la mobilité verte et la rénovation des bâtiments, pour les rendre plus résilients et moins énergivores. Plus on mesure l'impact positif des actions, plus on peut le prouver et déployer des moyens financiers. C'est un bon business, bon aussi pour l'environnement. Quel est votre rôle auprès de la Société des grands projets ? Nous l'accompagnons depuis plus de douze ans, comme contrôleur technique et coordonnateur santé-sécurité, de la ligne 15 Sud aux lignes 17, 18, 15 Est et 15 Ouest. Nous sommes le point central des demandes techniques : sécurité incendie, accessibilité, thermique, acoustique, structures. Près de 70 gares, certaines à 50 mètres sous terre, plus de 100 000 documents techniques analysés. Le pic d'activité, c'est cette année et l'an prochain, avec des réceptions de gares simultanées, jusqu'aux commissions de sécurité qui permettront enfin l'ouverture au public. La SGP nous a aussi confié la formation à la sécurité de 7 000 de ses compagnons et encadrants sur tous les chantiers en cours – preuve de l'importance qu'elle y accorde. Le bas carbone change-t-il vos façons de travailler ? Oui, sans réserve. Le virage est fort : matériaux biosourcés et géosourcés – bois, paille, chanvre, terre crue – et de plus en plus de réemploi. Nous accompagnons les maîtres d'ouvrage sur cette démarche engageante, qui impacte tous les acteurs du projet. Preuve, encore une fois, de l'adaptabilité de nos équipes. « Il n'y aura pas de projet aussi grandiose : le défi, désormais, c'est d'habiter le Grand Paris » Audrey Bacqueroët, vice-présidente Bâtiments et Infrastructures Capex de Bureau Veritas France Audrey Bacqueroët. Tout le monde cherche le projet qui succédera au Grand Paris. Qu'en pensez-vous ? Il n'y en aura pas d'aussi grandiose : c'était le projet du siècle. Estimons-nous chanceux d'avoir contribué à ce pan de l'histoire de l'urbanisation. Le défi, désormais, c'est de l'habiter, de l'exploiter, de l'humaniser – d'en faire plus qu'un habitat collectif : un projet collectif. Quel est votre rôle auprès de la Société des grands projets ? Nous l'accompagnons depuis plus de douze ans, comme contrôleur technique et coordonnateur santé-sécurité, de la ligne 15 Sud aux lignes 17, 18, 15 Est et 15 Ouest. Nous sommes le point central des demandes techniques : sécurité incendie, accessibilité, thermique, acoustique, structures. Près de 70 gares, certaines à 50 mètres sous terre, plus de 100 000 documents techniques analysés. Le pic d'activité, c'est cette année et l'an prochain, avec des réceptions de gares simultanées, jusqu'aux commissions de sécurité qui permettront enfin l'ouverture au public. La SGP nous a aussi confié la formation à la sécurité de 7 000 de ses compagnons et encadrants sur tous les chantiers en cours – preuve de l'importance qu'elle y accorde. Le bas carbone change-t-il vos façons de travailler ? Oui, sans réserve. Le virage est fort : matériaux biosourcés et géosourcés – bois, paille, chanvre, terre crue – et de plus en plus de réemploi. Nous accompagnons les maîtres d'ouvrage sur cette démarche engageante, qui impacte tous les acteurs du projet. Preuve, encore une fois, de l'adaptabilité de nos équipes.
- « La diversification, c'est notre état d'esprit »
Filiale immobilière d'un groupe de BTP plus que centenaire, Demathieu Bard Immobilier s'est imposé depuis 2012 comme un promoteur de taille intermédiaire au positionnement multi-produits. Avec dix-sept implantations régionales, une antenne au Luxembourg et la structure Beauregard, il revendique 2 600 lots en commercialisation. Deux ans après la passation entre Philippe Jung et Raphaël Emin, son directeur général adjoint Jean-François Léopold détaille une stratégie d'agilité et d'innovation, à l'heure où le Grand Paris Express redessine la carte francilienne. Jean-François Léopold. Comment définiriez-vous l'identité de Demathieu Bard Immobilier ? Le pôle s'est construit à partir de 2012 autour de l'équipe réunie par Philippe Jung, avant de croître en interne – à Lyon, Bordeaux, Marseille – et par acquisitions : AETHICA en Bretagne, Centre et Pays de la Loire, Cap Horn en Normandie, Beauregard dans le renouvellement urbain patrimonial. Plus récemment, nous avons repris l'implantation niçoise d'Art Promotion. Notre marque de fabrique reste cette appétence pour les opérations multi-produits, techniquement et juridiquement complexes. Structure de taille intermédiaire, nous intervenons sur le logement familial de toute nature et sur l'hébergement géré comme sur le tertiaire, avec une vraie expertise dans la restructuration lourde de bureaux parisiens. Quels projets franciliens illustrent cette diversité ? Début 2025, nous avons livré la phase héritage du Village des médias à Dugny et engageons, en copromotion avec Sogeprom, la deuxième tranche avec 600 logements qui rencontre déjà un véritable succès commercial. Nous conduisons aussi une opération mixte de 60 000 m² dans la ZAC du quartier de l'École polytechnique, à Palaiseau, et, à Cachan, l'îlot Sud de l'écoquartier, au droit de la gare Arcueil-Cachan de la ligne 15 avec 124 logements en accession, mais aussi du LLI, du locatif social et du PSLA, en chantier, conçus avec les agences MGAU et JBMN. Notre approche est volontairement multi-marchés, de Clichy-sous-Bois au 20e arrondissement de Paris ou à Issy-les-Moulineaux. Sur quels leviers d'innovation vous appuyez-vous ? Nous explorons des montages alternatifs autant que des innovations techniques. Avec Picto+, fonds value-added créé avec Picture AM, nous redonnons une seconde vie à des actifs cédés sans condition : l'ancien siège d'un parti politique, rue du Rocher, dans le 8e, ou l'immeuble de 2 300 m² du 19 rue Alphonse-de-Neuville, dans le 17e, que nous venons de livrer (architecte DTACC). Nous développons aussi Évoluvie, qui permet de vendre des logements divisibles ou regroupables, et participons au dispositif Néoproprio aux côtés de Xavier Lépine. Cette inventivité dans les montages est un atout déterminant. Nous bénéficions aussi de la force d'innovation technique d'un groupe de BTP. Qu'attendez-vous du Grand Paris Express ? Nous avons la conviction qu'il transformera les modes de déplacement, donc les choix résidentiels. En réduisant les temps de transport, il facilitera le recrutement des entreprises et ouvrira de nouveaux territoires aux acquéreurs. À Clichy-sous-Bois, des acheteurs nous confient avoir découvert la commune grâce à l'arrivée du métro. Il faut saluer le travail considérable de la Société des grands projets autour des pôles gares ; avec un regret : que la densification y demeure, ici ou là, un sujet encore difficile.
- « Nous sommes partenaires des élus et des territoires »
Promoteur immobilier indépendant et francilien, au capital familial, Fair' Promotion réunit une soixantaine de collaborateurs et compte plus de quarante ans d'existence. La société maîtrise la chaîne du projet, de la conception à la livraison, maîtrise d'œuvre d'exécution comprise. Son président, Rémi Vial-Collet, revendique un positionnement partenarial, tourné vers la transformation des territoires du Grand Paris, et vise 1 000 logements par an en Île-de-France. Rémi Vial-Collet, président de Fair' Promotion. Comment se porte aujourd'hui Fair' Promotion ? Nous avons tenu un bon rythme malgré la crise du secteur. Depuis l'an dernier, la cadence est soutenue, avec une dizaine de chantiers lancés, que nous poursuivons cette année, soit un rythme d'environ 1 000 logements par an. C'est un volume mesuré et parfaitement adapté à la taille de notre entreprise qui assume son positionnement francilien. Nous nous sommes recentrés sur l'ADN de Fair' : la construction de logements neufs – familiaux, gérés, étudiants –, avec des commerces ou de l'activité en pied d'immeuble. Concernant le tertiaire, nous engageons une opération d'ensemble à Massy comprenant 3 000 mètres carrés de bureaux. Nous sommes dans la deuxième phase du Grand Paris : les infrastructures de transports arrivent et la question est désormais de savoir quels quartiers installer au droit des gares. Nous concevons en ce moment un projet d'ensemble au pied de la future gare Pont de Bondy. La période impose de l'humilité, la crise est conjoncturelle, mais elle révèle aussi une transformation structurelle de notre métier, dont le cœur reste l'inflation du foncier. Assembleur de compétences Vous insistez sur la dimension partenariale de votre métier. Pourquoi ? Parce que notre métier a profondément changé. On ne produit plus du logement sur du foncier simple à maîtriser, mais les friches industrielles, les bouts de ville à rebâtir nous conduisent à transformer les territoires. Cela suppose de travailler plus que jamais main dans la main avec les collectivités, les aménageurs, les différents acteurs. Nous nous voyons comme un assembleur de compétences et un partenaire au long cours et, dans ce contexte, la confiance entre toutes les parties est un élément décisif. Cela passe parfois par porter un immeuble en urbanisme transitoire, le temps qu'une ville fasse mûrir son projet – ce que nous faisons à Villejuif – ou par requalifier des friches. Architecture et sobriété Quelle est votre approche de l'architecture et de la construction durable ? La clé de la réussite architecturale, c'est d'être à l'écoute du territoire, de proposer une écriture parfaitement intégrée au contexte local, tout en validant chaque étape avec le maire. C'est lui et lui seul qui met en œuvre le projet pour lequel il a été élu par ses concitoyens, il a donc la légitimité du choix. Nous cherchons des partis pris différenciants et pérennes, des bâtiments bien faits, sobres et beaux. Nous conjuguons architecture et exigence environnementale : opérations biosourcées, préfabrication. La France est en tête sur la construction durable, et nous pouvons en être fiers. Ma conviction est qu'il ne faut pas renoncer aux ambitions des différentes étapes de la RE2020 pour 2025, 2028 ou 2031, mais introduire de la souplesse dans le calendrier, au regard des difficultés du secteur depuis 2023. Colombes - Architectes Singuliers. Quelles réalisations illustrent le mieux cette manière de travailler ? À Colombes, nous construisons un ensemble de 92 logements. Tout est parti d'une rencontre : nous avons demandé à la Ville comment l'aider, elle envisageait du logement social pour seniors. Mais la demande de type Ehpad n'était pas avérée et le maire disposait déjà d'assez de logements familiaux. Nous avons donc bâti une opération intergénérationnelle, mêlant jeunes actifs et personnes âgées, avec une salle de vie commune en rez-de-chaussée ouverte sur le quartier. À Rosny-sous-Bois, avec la SEM locale, nous transformons l'ancienne clinique Schweitzer, à l'abandon : un concours remporté pour associer pôle médical et logements sociaux et intermédiaires, avec un parti pris de mettre de la pierre dans un quartier difficile. Au Coudray-Montceaux, enfin, nous réhabilitons une ancienne ferme en salle polyvalente, complétée par 107 logements neufs. Rosny-sous-Bois - Cussac Architectes - Co-promotion : SEMRO. Au-delà de la production, quels engagements portez-vous et comment voyez-vous la suite ? Notre exigence est de rester fidèles à notre ADN, à l'idée que notre métier doit être bien fait, c'est le premier sens de notre nom, Fair. D'autre part, parce que nous contribuons à transformer des territoires, nous sommes attachés à en accompagner les évolutions sociales en lien avec les élus ; dans cet esprit, « Fair » recouvre l'exigence de faire du bien, de redonner une part de la valeur créée aux territoires qui accueillent nos projets. Tous nos collaborateurs sont très engagés en ce sens. Aussi, nous poursuivons notre partenariat avec l'association Urgence en Val-de-Marne, qui héberge à Villejuif des femmes victimes de violences, et nous logeons à Cachan et au Perreux des jeunes en difficulté. Avec Habitat et Humanisme, après avoir financé une ludothèque à la Maison Saint-Charles, à Paris, nous soutenons cette année des familles monoparentales.
- « En Île-de-France, TotalEnergies joue un rôle majeur dans la souveraineté énergétique »
Directrice France de TotalEnergies, Isabelle Patrier explique comment, en Île-de-France, TotalEnergies mobilise ses activités, ses capacités d'innovation et ses investissements pour sécuriser l'approvisionnement énergétique du pays tout en contribuant concrètement à ses ambitions de transition énergétique. Isabelle Patrier, directrice France de TotalEnergies. L'Île-de-France est au cœur des enjeux de souveraineté énergétique. Quel rôle y joue TotalEnergies aujourd'hui ? L'Île-de-France est représentative de notre modèle : la diversité de nos activités s'y déploie dans une région aux besoins importants et à forte dépendance énergétique. Le contexte actuel pose la question de la sécurité d'approvisionnement et de la compétitivité énergétique du pays. Nous restons dépendants des produits pétroliers et gaziers, qui comptent encore pour 60 % de la consommation finale d'énergie. Répondre aux enjeux de souveraineté, c'est garantir l'accès à une énergie compétitive et de plus en plus durable. C'est le fondement de notre stratégie : répondre aux besoins d'aujourd'hui tout en accompagnant le développement des énergies de demain. Cette ambition guide nos investissements et l'évolution de nos activités. Comment cette contribution se déploie-t-elle concrètement ? En France, nous opérons la moitié de la capacité de raffinage du pays et sécurisons 45 % des importations de gaz. Notre raffinerie de Normandie contribue à l'approvisionnement de l'Île-de-France. Notre plateforme de Grandpuits (77) opère la plus grande ferme solaire de la région et produira jusqu'à 230 000 tonnes de carburants aériens durables (SAF). L'Île-de-France accueille plus de 12 000 des 35 000 collaborateurs que compte la Compagnie en France ainsi que notre siège, qui rejoindra prochainement la tour The Link à Puteaux. Tous sont mobilisés pour répondre aux enjeux d'approvisionnement et accompagner la transition énergétique de nos clients. L'innovation est au cœur du Grand Paris. Comment l'intégrez-vous dans votre action ? Le Grand Paris est un territoire clé de l'innovation pour TotalEnergies, notamment dans le digital, la data et l'IA. À Paris, notre Digital Factory rassemble développeurs, data scientists et experts au service de la transformation digitale de la Compagnie. À Station F, notre accélérateur accompagne chaque année une douzaine de startups de la chaîne de valeur de l'électricité. À Paris-Saclay, nous avons implanté notre centre mondial de recherche sur l'électricité, où nos équipes collaborent avec les grandes écoles, les universités et des chaires de recherche. Cette implantation dans des pôles d'excellence renforce l'attractivité et le rôle moteur du territoire en matière d'énergies nouvelles et d'innovation digitale. Comment faites-vous évoluer votre outil industriel pour répondre aux enjeux actuels ? Nous nous sommes engagés en France, en 2023, à réduire de moitié les émissions de CO₂ de nos sites de raffinage d'ici 2030 par rapport à 2015 ; nous en sommes déjà à 40 %. À Grandpuits, nous convertissons l'ancienne raffinerie en plateforme zéro pétrole fondée sur l'économie circulaire. Le site vient d'inaugurer la première unité de recyclage chimique de films plastiques ménagers en France. La future bioraffinerie, dont le démarrage est imminent, assurera la souveraineté de la région en biocarburants, notamment à partir d'huiles alimentaires usagées. Nous sommes par ailleurs devenus en dix ans un acteur majeur de l'électricité renouvelable : avec 2 GW installés et 3,5 GW en projet, nous figurons dans le Top 3 des électriciens renouvelables du pays (éolien et solaire). La question des mobilités est centrale en Île-de-France. Comment accompagnez-vous ces évolutions ? La plateforme de Grandpuits (77). Nous sommes convaincus que la mobilité sera essentiellement électrique et voulons proposer des infrastructures adaptées à nos clients. Nous avons investi massivement dans la recharge, notamment haute puissance, et transformons nos stations-service en hubs multi-énergies. Nous sommes le premier opérateur de recharge haute puissance sur autoroute. En Île-de-France, 15 % de notre réseau de stations sont désormais multi-énergies, dont 7 stations 100 % électriques. Nous opérons aussi les 2 000 bornes du réseau Belib' à Paris et 300 points de recharge au Marché d'intérêt national de Rungis. Enfin, nous investissons sur notre réseau AS 24 pour accompagner le passage au poids lourd électrique, comme à Plessis-Pâté (91). Quel rôle un acteur comme TotalEnergies peut-il jouer pour l'avenir énergétique de la région capitale ? L'Île-de-France a des enjeux de production et de consommation qui reposent sur une énergie compétitive, et notre stratégie répond à cette ambition. Nous voulons produire plus d'énergie renouvelable, plus de biocarburants et accompagner l'électrification des usages tout en répondant aux besoins actuels. Dans cette région aux besoins importants et divers, TotalEnergies entend jouer un rôle majeur dans la souveraineté énergétique, grâce à sa capacité d'approvisionnement, d'innovation et d'investissement dans les énergies et la transition.
- « En 2025, nous avons prêté 10 milliards d'euros aux territoires franciliens »
La Banque des Territoires finance et accompagne les acteurs locaux – collectivités, bailleurs sociaux, professions juridiques – par le conseil, le prêt et l'investissement en fonds propres. Premier financeur du logement social via l'épargne réglementée, elle signe en 2025 une année record en Île-de-France. Sa directrice régionale, Marie-Laure Gadrat, détaille les réalisations et les priorités engagées en 2026. Marie-Laure Gadrat, directrice régionale île-de-France de la Banque des Territoires. Quels résultats avez-vous enregistrés en Île-de-France en 2025 ? Une année record. Nous avons prêté 10 milliards d'euros aux territoires franciliens : 7 milliards pour le logement – dont 6,3 pour le logement social et 700 millions pour l'intermédiaire – et 2,9 milliards pour le secteur public local. Nous avons triplé notre volume de prêts aux collectivités, grâce à une offre de financement long terme indexée sur le Livret A. S'y ajoutent 135 millions d'euros d'investissements en fonds propres dans plus de 34 projets et 196 millions de consignations. Tout repose sur le fonds d'épargne : une part de l'épargne des Français – Livret A, LDDS, LEP – que nous transformons en prêts très longs pour le logement social, les écoles, l'eau ou la mobilité décarbonée. À l'échelle nationale aussi, 2025 a été un record, avec 41,7 milliards de nouveaux prêts. Le logement social reste votre cœur de métier. Où en êtes-vous ? Nous sommes le premier financeur du logement social, via le Livret A. En 2025, sur 6,3 milliards prêtés, 5,1 ont financé la construction de 32 748 logements et 1,2 milliard la réhabilitation de près de 42 000 logements. Nous prêtons à l'ensemble des bailleurs franciliens, réunis au sein de l'Aorif. Ils sont volontaires, mais leur modèle est sous tension : beaucoup doivent aujourd'hui choisir entre construire et réhabiliter, faute de fonds propres pour mener les deux de front. Notre rôle est de les accompagner dans cette équation et de les aider à adapter leur modèle. Que le logement social tienne ainsi le marché est une bonne nouvelle, mais c'est aussi le signe que le reste de l'immobilier souffre. Quelles réalisations illustrent votre action auprès des collectivités ? Nous prêtons au même taux quelle que soit la taille de la collectivité. C'est la nature du projet (par exemple des rénovations thermiques) ou son implantation (par exemple en quartiers politiques de la ville) qui dicte le taux. En 2025, nous avons entre autres accordé un prêt de 967 millions d'euros au Syndicat des eaux d'Île-de-France pour installer une filtration membranaire haute performance, au bénéfice de 4 millions d'usagers. Dans les Yvelines, un prêt vert de 325 millions soutient l'extension du RER Eole vers Mantes-la-Jolie. En Seine-et-Marne, 50 millions financent le Tzen2 entre Melun et Moissy-Cramayel. À La Défense, 34,4 millions permettent d'augmenter la surface végétalisée du Parc de l'Esplanade. Nous portons aussi des programmes ciblés : nous avons financé, dans le cadre d'AgiLE, programme en faveur du logement étudiant, plus de 2 700 places et EduRénov, notre grand programme de rénovation des écoles, a touché 106 collectivités franciliennes et 120 000 élèves en 2025. Avec la Métropole du Grand Paris, nous avons même bonifié les prêts à la rénovation des écoles : les communes empruntent au taux du Livret A, la Métropole prenant à sa charge nos frais de gestion. Et nous accélérons en 2026 ! Quelles sont vos priorités en 2026 ? Quatre axes : le logement abordable, le grand âge et la santé, le mix énergétique avec en particulier la géothermie, et l'eau. Faisons un focus sur le logement, un facteur clé d'inégalités en Île-de-France. Le logement étudiant est un marqueur : notre territoire compte 810 000 étudiants pour 143 000 logements dédiés. Un étudiant logé en résidence étudiante gagne en moyenne une heure de transport par jour ; ce n'est pas qu'une question de confort, c'est une question d'égalité des chances. Nous sommes aussi très sollicités sur la transformation des bureaux vacants – plus de 6 millions de mètres carrés en Île-de-France – en logements. Nous venons de mettre en place, aux côtés d'Icade Promotion et de la Caisse d'Epargne Ile-de-France, Évolution Habitat : une foncière dédiée pour co-investir sur ces opérations.
- Grand Paris : l'aménagement durable sur la ligne de crête
Entre contraintes environnementales, exigences économiques et attentes sociales, les aménageurs du Grand Paris redessinent leurs modèles. Car leur mission ne consiste plus simplement à bâtir la ville, mais à la rendre durable, inclusive et viable. Un exercice d’équilibriste permanent. Parvenir à concilier Zéro artificialisation nette (ZAN), objectifs climatiques, contraintes budgétaires et pression foncière : c’est le nouveau quotidien des aménageurs du Grand Paris. « Aujourd’hui, l’aménagement est un métier d’arbitrages permanents », résume Jean-Baptiste Rey, directeur général adjoint de l’établissement public d’aménagement EpaMarne-EpaFrance. « On avance sur une ligne de crête entre urgence écologique, équilibre financier des opérations et acceptabilité sociale. » Première donnée de cette équation : la raréfaction du foncier. La mise en œuvre du Zéro artificialisation nette, même revu à la baisse, oblige les aménageurs à faire plus avec moins. Résultat : les opérations deviennent plus compactes, plus mixtes et plus souvent tournées vers la reconversion (friches industrielles, parkings, bureaux vacants…). À cette pression physique s’ajoute une exigence écologique grandissante. Intégration du cycle de l’eau, préservation des sols, renaturation, performance énergétique des bâtiments, mobilité décarbonée… L’ambition est là, portée à la fois par les élus et les citoyens. Mais ces impératifs ont des coûts — financiers, techniques… — et remettent en question les modèles économiques classiques de l’aménagement. Un défi d’équilibriste que les aménageurs franciliens s’attachent à relever, chacun à leur manière. CITALLIOS AU SERVICE DE LA PROXIMITÉ ET DE L’INGÉNIERIE FINE Face à la complexité grandissante de la fabrique de la ville, des opérateurs comme Citallios adaptent leur modèle. Le groupement de sociétés d’économie mixte s’appuie sur une palette de services, allant de la rénovation énergétique à la transformation d’actifs publics. Avec sa SPL Citallia, il répond à une demande croissante des collectivités pour des interventions sur-mesure, hors des cadres classiques de la concession. Maurice Sissoko, directeur général de Citallios. « Nous achetons du foncier sans conditions suspensives, avec les élus, pour permettre des projets flexibles », explique Maurice Sissoko, directeur général. Citallios travaille aussi main dans la main avec l’Epfif (Établissement public foncier d’Île-de-France) pour valoriser les actifs publics et accompagner les arbitrages fonciers. La SEM a notamment été choisie par la ville des Mureaux (Yvelines) pour mettre en œuvre le projet Cœur de Ville. Celui-ci consiste à transformer le centre-ville de la commune en un quartier plus attractif grâce à la réhabilitation des espaces publics et à une nouvelle offre commerciale et résidentielle. Après avoir décroché trois nouveaux projets de renouvellement urbain en Essonne, Citallios s’est aussi vu confier par le territoire de Paris Est Marne & Bois (Val-de-Marne), en accord avec la ville de Champigny-sur-Marne, l’aménagement de la partie campinoise du quartier du Bois-L’Abbé, troisième plus grand quartier politique de la ville francilien. PARIS LA DÉFENSEUNE VISION BAS CARBONE OFFENSIVE Autre terrain, autre échelle. À Paris La Défense, l’objectif est clair : faire du plus grand quartier d’affaires européen un modèle post-carbone. L’établissement public entend diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre du territoire d’ici 2030. L’appel à projets Empreintes incarne cette ambition, en soutenant des opérations immobilières innovantes sur les plans énergétique, technique et urbain. Ainsi, parmi les lauréats, le projet Demi-Lune réinvestit une friche autoroutière à une centaine de mètres de la Grande Arche. « Ce sera le quartier le plus mixte jamais créé à La Défense, avec douze usages dont six pour le seul immeuble de grande hauteur », s’est enthousiasmée Valérie Wanquet, directrice générale de Crédit Agricole Immobilier, au Mipim, en mars dernier. Un jardin de 0,5 hectare sera en outre installé, avec un étang et plus d’une centaine d’arbres. Le quartier revoit aussi ses infrastructures : plus de mobilités douces, réaménagement du boulevard circulaire, points de recharge électrique, etc. Une attention particulière est portée à la végétalisation : mail arboré, jardins, salons extérieurs, massifs d'arbres... Sur le cours Michelet, les travaux de transformation des espaces publics visent à faciliter les connexions et à apaiser les circulations. Une attention particulière est notamment portée à la végétalisation : mail arboré, jardins, salons extérieurs, massifs d’arbres, installation de fontaines à eau et de colonnes Morris, pose d’une nouvelle signalétique… Près de 200 arbres seront plantés, en complément des 161 actuels. Pour limiter l’empreinte écologique de l’opération, la démarche adoptée privilégie également le réemploi des matériaux existants sur site. À La Défense, l’enjeu est collectif : les États généraux de la transformation des tours (pour redonner vie aux immeubles de grande hauteur obsolètes) ont rassemblé les acteurs immobiliers et fait émerger des propositions concrètes, comme un outil commun de calcul des émissions carbone, un permis multidestination ou l’ouverture des « green bonds » aux restructurations. PARIS-SACLAY, LABORATOIRE D’UNE URBANITÉ DURABLE Sur le plateau de Saclay, l’aménageur public Epaps œuvre à une ville-campus exemplaire. Exit la dispersion des sites scientifiques : place à un urbanisme compact, maillé et fortement articulé aux mobilités. Trois nouvelles gares du Grand Paris Express, des lignes de bus en site propre et des parcours cyclables dessinent un territoire interconnecté, pensé pour limiter la voiture et l’étalement. L’Epaps mise sur une mixité programmatique forte : bureaux, logements, équipements, universités. Et sur une stratégie bas carbone poussée. Tous les projets font l’objet d’un suivi pendant leur cycle de vie. L’Epaps impose aux opérateurs d’anticiper les futurs seuils réglementaires de la RE 2020 (RE 2020-25 et 28). Lauréat en 2024 du programme « Démonstrateurs de la ville durable » de France 2030, l’Epaps s’est donné 6 ans pour renforcer la biodiversité, effacer son impact carbone et pousser l’économie circulaire dans de nouvelles innovations en les testant à l’échelle du quartier de Corbeville à Orsay (Essonne). Faciliter le recours aux filières de construction vertueuses et faire émerger une filière de la terre crue à partir de Paris-Saclay. Paris-Saclay va ainsi collecter séparément les urines de 20 000 habitants pour les transformer en engrais agricole, comme alternative aux engrais chimiques. Par ailleurs, les eaux grises des douches et des cuisines vont être réutilisées dans les WC et les lave-linges des logements. L’Epaps va également lancer un travail pour utiliser ses propres terres dans la construction. L’objectif : faciliter le recours aux filières de construction vertueuses et faire émerger une filière de la terre crue à partir de Paris-Saclay. Une ambition écologique et humaine, voulue par son conseil d’administration présidé par Valérie Pécresse, qui associe la communauté d’agglomération Paris-Saclay et les villes d’Orsay et de Saclay, ainsi que les services de l’État. EPAMARNE-EPAFRANCE, UN GRAND PARIS ATTRACTIF Depuis 50 ans, EpaMarne-EpaFrance façonne l’Est francilien. Aujourd’hui, l’Epa adopte aussi le parti d’un urbanisme plus sobre, plus responsable, plus résilient et affirme une stratégie tournée vers le recyclage foncier, la requalification des friches, la réduction de l’étalement urbain et le soutien aux mobilités douces. Ainsi, à Torcy (Seine-et-Marne), sur la ZAC des Côteaux de la Marne, l’Epa a œuvré à la transformation d’un ancien camping à l’abandon. « 50 % de nos opérations sont du recyclage urbain », fait valoir Jean-Baptiste Rey, directeur général adjoint EpaMarne-EpaFrance. Les 18 hectares du cœur agro-urbain de l’écoquartier Les Roseaux de Montévrain ont été rendus possibles par une programmation fine à l’échelle du quartier, libérant des fonciers promis à l’extension urbaine. Jean-Baptiste Rey, directeur général adjoint EpaMarnEpaFrance. Parmi les objectifs, le développement de 112 000 mètres carrés de bureaux, la commercialisation de 44 hectares d'activités économiques... L’Epa poursuit aussi le développement du Val d’Europe, avec un nouveau cap stratégique. Parmi les objectifs, la réalisation de 112 000 mètres carrés de bureaux, la commercialisation de 44 hectares d’activités économiques et de terrains dans plusieurs ZAC (telles que celles des Studios et Congrès, des Trois Ormes, des Deux Golfs ou encore de la Motte), mais aussi le renforcement du statut de Val d’Europe comme pôle économique francilien. Cela passe par le développement de 20 000 mètres carrés de commerces, l’extension du complexe Center Parcs – Villages Nature Paris, le déploiement de logements supplémentaires et une augmentation de l’offre de transports. « Pour chaque logement, il doit y avoir une offre, à 15 minutes à pied, de commerces, de services, d’équipements, mais aussi de parcs et d’espaces de verdure. C’est un enjeu majeur, autant que de faire du développement résidentiel. Nous cherchons à créer une mixité entre le logement, les activités économiques et la nature », précise Jean-Baptiste Rey. L’objectif global est d’atteindre 80 000 habitants et emplois, tout en assurant l’équilibre du territoire à travers un aménagement harmonieux et durable.
- L'avenir est électrique !
Parmi ses objectifs majeurs, le groupe EDF, par la voix de sa directrice Commerce Île-de-France Birgit Fratzke-Weiss, souhaite mettre en lumière l’électrification comme levier avéré de décarbonation à travers des exemples concrets d’actions sur le territoire et une expertise mise à disposition de ses clients. Birgit Fratzke-Weiss. Pourquoi l'électrification est-elle une priorité aujourd'hui ? Le changement climatique impose de sortir des énergies fossiles (80 % de l'énergie consommée dans le monde). L'électrification des usages est le levier le plus efficace pour décarboner la France. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut faire émerger 150 TWh de demande électrique additionnelle à horizon 2035, en remplaçant gaz, fioul ou essence par l'électricité, tout en continuant les efforts en matière d'efficacité énergétique. La France a un atout considérable : une électricité décarbonée, abondante et compétitive, parmi les moins chères d'Europe. Électrifier assure donc également la souveraineté énergétique du pays. Les clients peuvent profiter de cette énergie via des contrats moyen terme qui leur offrent de la visibilité et de la stabilité. Quels sont les principaux potentiels d'électrification en Île-de-France ? Tout d'abord le transport et particulièrement la mobilité lourde : premier secteur émetteur de gaz à effet de serre, avec environ 30 % des émissions nationales, il se transforme face à des évolutions réglementaires européennes et nationales. L'industrie : nous accompagnons de manière ciblée les entreprises dont les procédés impliquent une forte consommation de gaz pour décarboner leur activité via l'électrification. Le bâtiment : même si, avec la rénovation énergétique et les exigences en construction neuve, la consommation baisse, il s'agit de décarboner en remplaçant des chauffages fonctionnant au gaz ou au fioul par des usages électriques comme la pompe à chaleur pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire. Enfin, les centres de données : un tiers d'entre eux, représentant la quasi-totalité de la puissance électrique (en MW), sont concentrés en Île-de-France. Leur nombre et leur puissance ont encore vocation à augmenter du fait des besoins importants pour l'IA. Comment cette transition est-elle accompagnée par EDF ? Des exemples ? Nous menons une démarche globale : audit, plan d'actions, financement via les CEE qui permettent de bénéficier d'un soutien financier à l'investissement. Par exemple, en combinant prime CEE, suramortissement et optimisation de la recharge, le coût d'usage d'un camion électrique devient souvent plus faible que celui d'un modèle thermique. STAF, entreprise spécialisée dans le transport frigorifique de denrées alimentaires, bénéficie d'un contrat de fourniture d'électricité moyen terme et de primes CEE d'EDF pour électrifier sa flotte. Des partenariats CEE avec des constructeurs comme MAN facilitent l'accès de leurs clients à ces dispositifs pour l'acquisition de poids lourds électriques avec un processus simplifié. Des clients de l'industrie remplacent leurs fours à gaz par des équipements électriques ou installent géothermie et pompes à chaleur. Le groupe EDF, avec ses filiales spécialisées, propose à tous types de clients une large gamme de solutions d'électrification au service également de leur compétitivité. Pour les centres de données, EDF a lancé un appel à manifestation d'intérêt pour proposer des terrains prêts à accueillir de nouveaux projets, avec une puissance électrique disponible rapidement. Un accompagnement personnalisé est assuré, incluant démarches administratives, fourniture d'électricité et services adaptés. Notre action s'inscrit pleinement dans la dynamique de réindustrialisation de la France.
- Renaissance de Notre Dame, une épopée française
Alors que la cathédrale de Paris a rouvert ses portes le 8 décembre 2024 et qu’un chantier de restauration extérieure vient d’être engagé, cette opération hors du commun mérite d’être évoquée comme une réalisation exemplaire. Qu’a apporté à la France et aux Français la reconstruction de Notre-Dame ? Les enseignements que peut tirer de cette « aventure humaine » sont multiples. Restauratrice de peintures murales, Marie Parant a été mandataire d’un des groupements retenus pour la restauration des chapelles de Notre-Dame et de la clôture du chœur sud. Prouesse, exploit, remarquable, travail gigantesque, chantier monumental, modèle à suivre… Lorsque l’on évoque la reconstruction de la cathédrale parisienne, aucun superlatif n’est assez fort. « Quand la France se dépasse, elle y arrive. » Ce truisme prononcé par le général Jean-Louis Georgelin, alors qu’il présidait l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, maître d’ouvrage de la restauration jusqu’à son décès brutal en août 2023, devrait faire partie des nombreux enseignements issus de la reconstruction à l’identique de la cathédrale en partie détruite par un incendie le 15 avril 2019. Dès le cap fixé par Emmanuel Macron au lendemain du terrible sinistre de reconstruire l’édifice en 5 ans, l’engouement a été total dans le sillage du général Georgelin qui a su mobiliser une task force. Un élan poursuivi par Philippe Jost, son bras droit qui lui a succédé. Mais le succès de cette opération tient également à l’état d’esprit Notre-Dame, humain, singulier, qui unissait toutes les parties prenantes avec la volonté de réussir. Ce défi a été relevé grâce aussi à l’élan collectif où régnait une grande solidarité pour trouver des solutions aux principaux problèmes qui se posaient. C’était une question de fierté de faire partie de cette « aventure humaine » qui a réuni plus de 2 000 compagnons et plus de 250 entreprises, impliqué des ingénieurs et des partenaires multiples. Tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, sculpteurs… Autant de métiers aux savoir-faire qualifiés et ancestraux qui ont retrouvé vie et notoriété grâce au chantier de Notre-Dame. « On n’avait pas réalisé de voûtes en pierre de la dimension de celle de la croisée du transept depuis plus de 150 ans ni construit de flèche en bois culminant à près de 100 mètres de hauteur depuis Viollet-le-Duc », rappelle Philippe Jost. Une méthodologie exemplaire La réussite de la reconstruction de Notre-Dame résulte également de la décision de créer un établissement public dédié, par la loi du 29 juillet 2019, qui a piloté toute l’opération, en lien avec les architectes emmenés par l’architecte en chef Philippe Villeneuve. Une structure agile de 35 personnes qui n’a bénéficié d’aucune dérogation ni au code du travail, ni au code de la commande publique, ni de la part du code du patrimoine. « Le chantier de Notre-Dame s’est distingué par un climat de confiance et d’efficacité », témoigne Jean-Louis Bidet, directeur technique des Ateliers Perrault (Maine-et-Loire), spécialistes de la restauration de monuments historiques et chargés de la reconstruction de la charpente médiévale de la nef et du chœur. « Les relations entre les entreprises, les architectes et la maîtrise d’ouvrage ont été directes, fluides et orientées vers la résolution rapide des problèmes », ajoute ce charpentier qui a supervisé toute l’opération. Un mode de fonctionnement clair, sans perte de temps, tourné vers la recherche de solutions qui devrait « faire école dans d’autres grands projets français », selon Jean-Louis Bidet. À gauche, Jean-Louis Bidet, directeur technique des Ateliers Perrault, au sein de la charpente du chœur montée à blanc. Au-delà de l’enjeu patrimonial, Marie Parant retient surtout de son côté une expérience humaine inédite : « Ce qui a été exceptionnel, c’est la coactivité », souligne cette restauratrice de peintures murales qui intervenait régulièrement sur Notre-Dame bien avant l’incendie. « Tous les corps de métier travaillaient ensemble, en même temps, dans les mêmes espaces. Ce n’était jamais arrivé et tous ont appris à coopérer, à échanger leurs méthodes et leurs contraintes. Grâce à cela, nous avons tenu les délais », confirme-t-elle. Marie Parant évoque aussi un chantier profondément marqué par la reconnaissance de chaque métier : « Il n’y avait pas de hiérarchie. Tout le monde avait sa place, du chef de projet à la personne qui assurait la logistique. » Nouvel appel à la générosité Afin de s’assurer des meilleures compétences et qu’un maximum d’entreprises et ateliers d’art puissent avoir accès à la commande publique, il a été décidé de procéder par appels d’offres pour chaque spécialité et un découpage par zones. Ce qui a conduit à élaborer et attribuer plus de 140 marchés de travaux. Du fait de sa connaissance intime de la cathédrale, Marie Parant a fait partie des premières équipes mobilisées pour les chapelles tests, qui ont permis de définir les protocoles de restauration. Elle a monté ensuite un groupement de quatorze restaurateurs et remporté deux des trois lots pour les peintures murales. « Les conditions de travail étaient bien meilleures que la moyenne : échafaudages de grande qualité, eau et électricité à chaque étage, ce qui a permis un rythme soutenu et confortable », fait valoir la restauratrice. Installés lors de la mise en sécurité de la cathédrale, en 2019, les cintres en bois faits sur mesure ont été laissés en place pour contribuer à la restauration des arcs-boutants. Des PME d’ordinaire concurrentes se sont également regroupées pour répondre à divers lots, à l’instar des Ateliers Perrault, dont la force a été de s’entourer de partenaires solides, notamment les Ateliers Desmonts (Eure) et l’association Charpentiers sans frontières, pour reconstituer fidèlement une charpente médiévale. L’un des premiers défis fut la sélection des 1 200 chênes à l’automne-hiver 2022–2023 dans différents massifs forestiers, en partenariat avec l’Office national des forêts (ONF). Des compagnons ont équarri les troncs à la hache, selon des techniques médiévales. Pour cela, un atelier de taillanderie a été activé en Alsace, produisant 60 haches identifiées « Notre-Dame ». L’aventure n’est pas tout à fait terminée, puisque des travaux notamment de maçonnerie, de sculpture et de taille de pierre sur le chevet, qui étaient déjà nécessaires avant l’incendie, sont maintenant engagés et se poursuivront pendant au moins trois ans. « Nous lançons un nouvel appel à la générosité pour engager encore d’autres travaux à l’extérieur », annonce Philippe Jost. En 8 numéros, le journal de la restauration « La Fabrique de Notre-Dame » retrace les cinq années d’un chantier hors du commun, des travaux de sécurisation jusqu’à la réouverture de la cathédrale. Disponible depuis septembre 2025.
- La place financière de Paris en pleine mutation
L’intelligence artificielle est largement déployée par les acteurs de la finance en général et ceux de Paris en particulier, et utilisée depuis longtemps pour des applications telles que le calcul de scores de risque de crédit, le trading à haute fréquence ou encore le conseil en ligne. D'ici 2028, 33 % des logiciels d’entreprise embarqueront des agents IA capables de prendre des décisions de manière autonome, contre moins de 1 % aujourd’hui. Peu à peu, le secteur financier se met à l’intelligence artificielle. « L’ensemble des membres de Paris Europlace consultés utilise déjà ou prévoit d’utiliser ces systèmes », indique Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace. Un enthousiasme qui repose sur des bénéfices tangibles. Les applications basées sur l’apprentissage automatique (« machine learning »), le traitement du langage naturel (NLP) ou l’IA générative offrent de multiples avantages dont l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et de la productivité. Car l’IA permet d’automatiser des tâches répétitives et chronophages comme la saisie de données, le traitement de transactions, la vérification de documents ou l’analyse de textes réglementaires. « Cela libère le personnel pour des activités à plus forte valeur ajoutée et conduit à des économies de temps substantielles », explique Olivier Vigna. Entre promesses de productivité… Le renforcement de la gestion des risques et la lutte contre la fraude constituent un autre avantage lié à l’IA, car les algorithmes excellent dans l’analyse de vastes quantités de données pour détecter des modèles et des anomalies. Crucial pour prédire les tendances du marché, évaluer les risques de crédit, identifier les opportunités d’investissement et, surtout, détecter et prévenir la fraude en temps réel. L’IA aide aussi à mieux qualifier le risque. « Cette véritable révolution technologique est clairement un facteur de renforcement de l’attractivité de la place financière de Paris, déjà leader dans l’Union européenne et 4e mondiale » Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace. L’amélioration de l’expérience client figure également au nombre des bénéfices de l’utilisation de l’IA. Les chatbots et assistants virtuels offrent un service client personnalisé et disponible 24h/24 et 7j/7, répondant instantanément aux requêtes courantes et réduisant les temps d’attente. « L’analyse des données clients permet aussi de proposer des produits et services financiers adaptés aux besoins individuels », précise Olivier Vigna. L’IA peut, d’autre part, aider les institutions financières à rester en conformité avec les réglementations complexes et changeantes en analysant et interprétant les exigences, en surveillant les transactions et en automatisant des contrôles. De plus, l’IA stimule l’innovation et contribue à la création de nouveaux métiers dans le secteur, comme ceux liés au développement et à la gestion des outils. « Cette véritable révolution technologique est clairement un facteur de renforcement de l’attractivité de la place financière de Paris, déjà leader dans l’Union européenne et 4e mondiale », poursuit Olivier Vigna. … et défis réglementaires Malgré ces perspectives prometteuses, l’intégration de l’IA est loin d’être sans défis ou risques. Les acteurs de la finance sont particulièrement attentifs à plusieurs points négatifs, par exemple, la dépendance vis-à-vis des fournisseurs non-européens. En effet, les principaux acteurs du marché de l’intelligence artificielle, notamment pour l’IA générative et les grands modèles de langage (LLM), sont majoritairement basés aux États-Unis ou en Chine. Une situation qui implique des transferts massifs de données, soulevant des risques réglementaires, opérationnels et de souveraineté. Le manque de transparence et l’opacité de l’IA peuvent aussi poser des problèmes de confiance, de responsabilité et de conformité réglementaire. L’outil produit également parfois de véritables « hallucinations », des réponses fausses ou absurdes, en raison de la qualité des données ou d’un manque d’informations. Les risques liés à la cybersécurité, à une forme de sur-dépendance et à la confidentialité des données sont aussi prégnants. « Une régulation est nécessaire afin d’aboutir à un équilibre, mais il est délicat à trouver, admet Olivier Vigna. La place financière de Paris est engagée dans un dialogue constant avec les autorités pour saisir pleinement les aspects positifs de l’IA, tout en gérant les risques et en préservant la compétitivité. L’IA est non seulement un moteur d’efficacité, mais aussi un levier pour une finance plus sûre, plus transparente et plus adaptée aux besoins des citoyens et des entreprises d’Île-de-France et d’Europe. »
- L'île-de-France verdit ses déplacements
Pour réduire ses émissions carbonées, la région Île-de-France soutient le développement des transports publics, routiers, des mobilités actives ou partagées, afin de proposer des alternatives à la voiture. Les secteurs de l’aérien et du fluvial ne sont pas en reste. Après avoir obtenu le feu vert de la commission d’enquête publique en mai, le Plan des mobilités de la région Île-de-France doit être adopté à l’automne. Élaboré par la région Île-de-France et Île-de-France Mobilités, ce plan est « celui de tous les acteurs de la mobilité francilienne » et porte « une vision fédératrice, ambitieuse, mais réaliste, de notre région », déclare la présidente de région et d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse. Ce Plan des mobilités s’inscrit dans la continuité des engagements de la collectivité, en articulation avec le Schéma directeur environnemental de la région Île-de-France (SDRIF-E), adopté en septembre 2024. En raison de la faiblesse des émissions de gaz à effet de serre par passager transporté, les transports publics représentent une réelle alternative à la voiture individuelle. « Plus de 99 % du transport ferroviaire en Île-de-France est décarboné », souligne Amandine Martin, secrétaire générale de Transilien SNCF Voyageurs. « Chaque passager rejette 6 grammes de CO₂ par kilomètre contre 138 grammes en voiture. » Dans l’ensemble du groupe SNCF, premier client d’EDF au niveau national, la priorité est à la sobriété énergétique, avec l’adoption d’écogestes et de mesures de type écoconduite. 100 % de bus propres en 2029 L’ensemble des lignes de trains et de RER est électrifié en quasi-totalité. Les gares peuvent aussi contribuer à apporter davantage de services de proximité, ce qui évite des déplacements. C’est le principe de l’appel à projets « Gares de Demain », lancé en 2021 par la région Île-de-France en partenariat avec Île-de-France Mobilités et SNCF Gares & Connexions. D’abord ciblée sur les gares recevant moins de 1 500 voyageurs par jour, cette initiative vient d’être relancée avec un seuil légèrement supérieur, fixé à 2 500 voyageurs quotidiens, avec l’objectif de soutenir une vingtaine de projets. Quant aux lignes de bus et de cars régionales, elles ont engagé leur processus de verdissement, avec un objectif de 100 % de trajets à faibles émissions : en 2025 pour les lignes de Paris et de la petite couronne, et en 2029 au niveau régional. « Nous opérons 500 lignes de bus, ce qui représente une flotte de 3 000 véhicules, dont 15 lignes express et 15 services de transport à la demande, ainsi que le PAM (Pour aider à la mobilité) régional », détaille Youenn Dupuis, directeur général adjoint de Keolis, en charge de l’Île-de-France. « À ce jour, nous faisons circuler 600 véhicules décarbonés, dont 350 à motorisation GNV et 245 électriques, auxquels s’ajoutent quelques bus à hydrogène. Et nous allons intégrer 300 nouveaux véhicules à motorisation alternative au diesel en 2026. » L’aérien se mobilise Le secteur aérien n’est pas en reste. « 90 % des émissions d’une compagnie aérienne sont liées à la consommation de carburant des avions », remarque Vincent Etchebehere, directeur développement durable et nouvelles mobilités chez Air France . Le développement des carburants d’aviation durables (également appelés SAF, pour Sustainable Aviation Fuel ) constitue donc un potentiel important de réduction des émissions. Les carburants d’aviation durables permettent de réduire les émissions de CO₂ jusqu’à 80 % en analyse de cycle de vie. Les SAF achetés par Air France-KLM répondent à des critères de durabilité stricte : pas de concurrence avec la chaîne alimentaire, pas de déforestation et réduction d’au moins 65 % des émissions de CO₂ par rapport au kérosène fossile en analyse de cycle de vie. Fixée à 2 % en 2025, cette proportion va augmenter progressivement pour passer à 6 % en 2030 et 20 % en 2035. « Air France-KLM a été le plus grand acheteur de SAF au monde en 2022 et 2023 ; aujourd’hui nous sommes toujours l’un des premiers acheteurs mondiaux, mais il faut que la filière se développe pour atteindre nos ambitions de décarbonation », précise Vincent Etchebehere. Quant au fluvial, depuis 2018, Voies navigables de France et Haropa Port déploient en partenariat, sur le bassin de la Seine, un réseau de bornes de distribution d’eau et d’alimentation électrique à destination des bateaux à quai. Au total, 110 bornes seront déployées pour les bateaux de fret et de croisière d’ici à 2026, permettant de réduire les pollutions et les émissions de CO₂. Les carburants d’aviation durables permettent de réduire les émissions de CO2 jusqu’à 80 % en analyse de cycle de vie.
- « De constructeur à acteur du développement du territoire »
Laurent Granier, directeur des Relations publiques chez GSE, spécialiste de l’immobilier d’entreprise, présente le changement de positionnement du groupe. Comment le métier de GSE a-t-il évolué en Île-de-France ? GSE, contractant général en immobilier d’entreprise, fêtera ses 50 ans d’existence en 2026. Tout au long de son histoire, l’entreprise s’est renouvelée pour proposer des solutions adaptées aux enjeux sociétaux et environnementaux.Aujourd’hui, la raréfaction du foncier et la construction durable sont complètement intégrées dans notre métier : nous réalisons des bâtiments industriels, logistiques et tertiaires en hauteur et sur plusieurs niveaux, afin de réduire l’emprise au sol. Nous concevons également des bâtiments durables et écoresponsables en œuvrant sur trois facteurs : l’emploi de matériaux bas carbone, l’optimisation des performances énergétiques et le respect de la biodiversité.L’entreprise, qui compte une dizaine d’agences sur toute la France et près de 650 collaborateurs, adresse une offre de proximité à l’ensemble de ses clients. Dix chantiers sont en cours en Île-de-France, ce qui représente 35 % de l’activité. Une équipe de cinquante personnes est à la manœuvre au sein de l’agence située dans le 12e arrondissement de Paris. Pourquoi GSE est-elle désormais société à mission ? GSE a choisi de changer ses statuts et de devenir société à mission en 2023, pour concrétiser son engagement dans le développement durable.Notre raison d’être guide l’ensemble des actions de l’entreprise : « Concevoir et bâtir dans le respect de la nature, se développer en étant au service des territoires, prospérer en prenant soin de l’humain. »Nous apportons des solutions durables pour l’ensemble des acteurs d’un territoire : collectivités, agences de développement, entreprises clientes et fournisseurs.GSE a par ailleurs obtenu, pour la cinquième année consécutive, la médaille EcoVadis Platinum pour sa politique RSE. Quel sera le bâtiment de demain ? Le bâtiment de demain est un bâtiment dont la construction vise la neutralité carbone. C’est aussi un bâtiment intégré à son territoire, répondant aux enjeux de tout un écosystème local.C’est également un bâtiment tourné vers le confort de ses utilisateurs. GSE construit des usines, des plateformes logistiques, des bureaux, mais aussi des parcs d’activités, des parkings et des data centers, afin de répondre au mieux aux besoins des clients et de contribuer à l’aménagement des territoires. Un nouveau directeur pour GSE Île-de-France Arnaud Sebban prend la direction de l’agence basée à Paris. Fort d’une expérience d’une vingtaine d’années dans le commerce et à l’international au sein de GSE, il prendra ses fonctions à la rentrée 2025.











