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- L'avenir est électrique !
Parmi ses objectifs majeurs, le groupe EDF, par la voix de sa directrice Commerce Île-de-France Birgit Fratzke-Weiss, souhaite mettre en lumière l’électrification comme levier avéré de décarbonation à travers des exemples concrets d’actions sur le territoire et une expertise mise à disposition de ses clients. Birgit Fratzke-Weiss. Pourquoi l'électrification est-elle une priorité aujourd'hui ? Le changement climatique impose de sortir des énergies fossiles (80 % de l'énergie consommée dans le monde). L'électrification des usages est le levier le plus efficace pour décarboner la France. Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faut faire émerger 150 TWh de demande électrique additionnelle à horizon 2035, en remplaçant gaz, fioul ou essence par l'électricité, tout en continuant les efforts en matière d'efficacité énergétique. La France a un atout considérable : une électricité décarbonée, abondante et compétitive, parmi les moins chères d'Europe. Électrifier assure donc également la souveraineté énergétique du pays. Les clients peuvent profiter de cette énergie via des contrats moyen terme qui leur offrent de la visibilité et de la stabilité. Quels sont les principaux potentiels d'électrification en Île-de-France ? Tout d'abord le transport et particulièrement la mobilité lourde : premier secteur émetteur de gaz à effet de serre, avec environ 30 % des émissions nationales, il se transforme face à des évolutions réglementaires européennes et nationales. L'industrie : nous accompagnons de manière ciblée les entreprises dont les procédés impliquent une forte consommation de gaz pour décarboner leur activité via l'électrification. Le bâtiment : même si, avec la rénovation énergétique et les exigences en construction neuve, la consommation baisse, il s'agit de décarboner en remplaçant des chauffages fonctionnant au gaz ou au fioul par des usages électriques comme la pompe à chaleur pour le chauffage ou l'eau chaude sanitaire. Enfin, les centres de données : un tiers d'entre eux, représentant la quasi-totalité de la puissance électrique (en MW), sont concentrés en Île-de-France. Leur nombre et leur puissance ont encore vocation à augmenter du fait des besoins importants pour l'IA. Comment cette transition est-elle accompagnée par EDF ? Des exemples ? Nous menons une démarche globale : audit, plan d'actions, financement via les CEE qui permettent de bénéficier d'un soutien financier à l'investissement. Par exemple, en combinant prime CEE, suramortissement et optimisation de la recharge, le coût d'usage d'un camion électrique devient souvent plus faible que celui d'un modèle thermique. STAF, entreprise spécialisée dans le transport frigorifique de denrées alimentaires, bénéficie d'un contrat de fourniture d'électricité moyen terme et de primes CEE d'EDF pour électrifier sa flotte. Des partenariats CEE avec des constructeurs comme MAN facilitent l'accès de leurs clients à ces dispositifs pour l'acquisition de poids lourds électriques avec un processus simplifié. Des clients de l'industrie remplacent leurs fours à gaz par des équipements électriques ou installent géothermie et pompes à chaleur. Le groupe EDF, avec ses filiales spécialisées, propose à tous types de clients une large gamme de solutions d'électrification au service également de leur compétitivité. Pour les centres de données, EDF a lancé un appel à manifestation d'intérêt pour proposer des terrains prêts à accueillir de nouveaux projets, avec une puissance électrique disponible rapidement. Un accompagnement personnalisé est assuré, incluant démarches administratives, fourniture d'électricité et services adaptés. Notre action s'inscrit pleinement dans la dynamique de réindustrialisation de la France.
- La place financière de Paris en pleine mutation
L’intelligence artificielle est largement déployée par les acteurs de la finance en général et ceux de Paris en particulier, et utilisée depuis longtemps pour des applications telles que le calcul de scores de risque de crédit, le trading à haute fréquence ou encore le conseil en ligne. D'ici 2028, 33 % des logiciels d’entreprise embarqueront des agents IA capables de prendre des décisions de manière autonome, contre moins de 1 % aujourd’hui. Peu à peu, le secteur financier se met à l’intelligence artificielle. « L’ensemble des membres de Paris Europlace consultés utilise déjà ou prévoit d’utiliser ces systèmes », indique Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace. Un enthousiasme qui repose sur des bénéfices tangibles. Les applications basées sur l’apprentissage automatique (« machine learning »), le traitement du langage naturel (NLP) ou l’IA générative offrent de multiples avantages dont l’amélioration de l’efficacité opérationnelle et de la productivité. Car l’IA permet d’automatiser des tâches répétitives et chronophages comme la saisie de données, le traitement de transactions, la vérification de documents ou l’analyse de textes réglementaires. « Cela libère le personnel pour des activités à plus forte valeur ajoutée et conduit à des économies de temps substantielles », explique Olivier Vigna. Entre promesses de productivité… Le renforcement de la gestion des risques et la lutte contre la fraude constituent un autre avantage lié à l’IA, car les algorithmes excellent dans l’analyse de vastes quantités de données pour détecter des modèles et des anomalies. Crucial pour prédire les tendances du marché, évaluer les risques de crédit, identifier les opportunités d’investissement et, surtout, détecter et prévenir la fraude en temps réel. L’IA aide aussi à mieux qualifier le risque. « Cette véritable révolution technologique est clairement un facteur de renforcement de l’attractivité de la place financière de Paris, déjà leader dans l’Union européenne et 4e mondiale » Olivier Vigna, délégué général adjoint de Paris Europlace. L’amélioration de l’expérience client figure également au nombre des bénéfices de l’utilisation de l’IA. Les chatbots et assistants virtuels offrent un service client personnalisé et disponible 24h/24 et 7j/7, répondant instantanément aux requêtes courantes et réduisant les temps d’attente. « L’analyse des données clients permet aussi de proposer des produits et services financiers adaptés aux besoins individuels », précise Olivier Vigna. L’IA peut, d’autre part, aider les institutions financières à rester en conformité avec les réglementations complexes et changeantes en analysant et interprétant les exigences, en surveillant les transactions et en automatisant des contrôles. De plus, l’IA stimule l’innovation et contribue à la création de nouveaux métiers dans le secteur, comme ceux liés au développement et à la gestion des outils. « Cette véritable révolution technologique est clairement un facteur de renforcement de l’attractivité de la place financière de Paris, déjà leader dans l’Union européenne et 4e mondiale », poursuit Olivier Vigna. … et défis réglementaires Malgré ces perspectives prometteuses, l’intégration de l’IA est loin d’être sans défis ou risques. Les acteurs de la finance sont particulièrement attentifs à plusieurs points négatifs, par exemple, la dépendance vis-à-vis des fournisseurs non-européens. En effet, les principaux acteurs du marché de l’intelligence artificielle, notamment pour l’IA générative et les grands modèles de langage (LLM), sont majoritairement basés aux États-Unis ou en Chine. Une situation qui implique des transferts massifs de données, soulevant des risques réglementaires, opérationnels et de souveraineté. Le manque de transparence et l’opacité de l’IA peuvent aussi poser des problèmes de confiance, de responsabilité et de conformité réglementaire. L’outil produit également parfois de véritables « hallucinations », des réponses fausses ou absurdes, en raison de la qualité des données ou d’un manque d’informations. Les risques liés à la cybersécurité, à une forme de sur-dépendance et à la confidentialité des données sont aussi prégnants. « Une régulation est nécessaire afin d’aboutir à un équilibre, mais il est délicat à trouver, admet Olivier Vigna. La place financière de Paris est engagée dans un dialogue constant avec les autorités pour saisir pleinement les aspects positifs de l’IA, tout en gérant les risques et en préservant la compétitivité. L’IA est non seulement un moteur d’efficacité, mais aussi un levier pour une finance plus sûre, plus transparente et plus adaptée aux besoins des citoyens et des entreprises d’Île-de-France et d’Europe. »
- Renaissance de Notre Dame, une épopée française
Alors que la cathédrale de Paris a rouvert ses portes le 8 décembre 2024 et qu’un chantier de restauration extérieure vient d’être engagé, cette opération hors du commun mérite d’être évoquée comme une réalisation exemplaire. Qu’a apporté à la France et aux Français la reconstruction de Notre-Dame ? Les enseignements que peut tirer de cette « aventure humaine » sont multiples. Restauratrice de peintures murales, Marie Parant a été mandataire d’un des groupements retenus pour la restauration des chapelles de Notre-Dame et de la clôture du chœur sud. Prouesse, exploit, remarquable, travail gigantesque, chantier monumental, modèle à suivre… Lorsque l’on évoque la reconstruction de la cathédrale parisienne, aucun superlatif n’est assez fort. « Quand la France se dépasse, elle y arrive. » Ce truisme prononcé par le général Jean-Louis Georgelin, alors qu’il présidait l’établissement public Rebâtir Notre-Dame de Paris, maître d’ouvrage de la restauration jusqu’à son décès brutal en août 2023, devrait faire partie des nombreux enseignements issus de la reconstruction à l’identique de la cathédrale en partie détruite par un incendie le 15 avril 2019. Dès le cap fixé par Emmanuel Macron au lendemain du terrible sinistre de reconstruire l’édifice en 5 ans, l’engouement a été total dans le sillage du général Georgelin qui a su mobiliser une task force. Un élan poursuivi par Philippe Jost, son bras droit qui lui a succédé. Mais le succès de cette opération tient également à l’état d’esprit Notre-Dame, humain, singulier, qui unissait toutes les parties prenantes avec la volonté de réussir. Ce défi a été relevé grâce aussi à l’élan collectif où régnait une grande solidarité pour trouver des solutions aux principaux problèmes qui se posaient. C’était une question de fierté de faire partie de cette « aventure humaine » qui a réuni plus de 2 000 compagnons et plus de 250 entreprises, impliqué des ingénieurs et des partenaires multiples. Tailleurs de pierre, maçons, charpentiers, sculpteurs… Autant de métiers aux savoir-faire qualifiés et ancestraux qui ont retrouvé vie et notoriété grâce au chantier de Notre-Dame. « On n’avait pas réalisé de voûtes en pierre de la dimension de celle de la croisée du transept depuis plus de 150 ans ni construit de flèche en bois culminant à près de 100 mètres de hauteur depuis Viollet-le-Duc », rappelle Philippe Jost. Une méthodologie exemplaire La réussite de la reconstruction de Notre-Dame résulte également de la décision de créer un établissement public dédié, par la loi du 29 juillet 2019, qui a piloté toute l’opération, en lien avec les architectes emmenés par l’architecte en chef Philippe Villeneuve. Une structure agile de 35 personnes qui n’a bénéficié d’aucune dérogation ni au code du travail, ni au code de la commande publique, ni de la part du code du patrimoine. « Le chantier de Notre-Dame s’est distingué par un climat de confiance et d’efficacité », témoigne Jean-Louis Bidet, directeur technique des Ateliers Perrault (Maine-et-Loire), spécialistes de la restauration de monuments historiques et chargés de la reconstruction de la charpente médiévale de la nef et du chœur. « Les relations entre les entreprises, les architectes et la maîtrise d’ouvrage ont été directes, fluides et orientées vers la résolution rapide des problèmes », ajoute ce charpentier qui a supervisé toute l’opération. Un mode de fonctionnement clair, sans perte de temps, tourné vers la recherche de solutions qui devrait « faire école dans d’autres grands projets français », selon Jean-Louis Bidet. À gauche, Jean-Louis Bidet, directeur technique des Ateliers Perrault, au sein de la charpente du chœur montée à blanc. Au-delà de l’enjeu patrimonial, Marie Parant retient surtout de son côté une expérience humaine inédite : « Ce qui a été exceptionnel, c’est la coactivité », souligne cette restauratrice de peintures murales qui intervenait régulièrement sur Notre-Dame bien avant l’incendie. « Tous les corps de métier travaillaient ensemble, en même temps, dans les mêmes espaces. Ce n’était jamais arrivé et tous ont appris à coopérer, à échanger leurs méthodes et leurs contraintes. Grâce à cela, nous avons tenu les délais », confirme-t-elle. Marie Parant évoque aussi un chantier profondément marqué par la reconnaissance de chaque métier : « Il n’y avait pas de hiérarchie. Tout le monde avait sa place, du chef de projet à la personne qui assurait la logistique. » Nouvel appel à la générosité Afin de s’assurer des meilleures compétences et qu’un maximum d’entreprises et ateliers d’art puissent avoir accès à la commande publique, il a été décidé de procéder par appels d’offres pour chaque spécialité et un découpage par zones. Ce qui a conduit à élaborer et attribuer plus de 140 marchés de travaux. Du fait de sa connaissance intime de la cathédrale, Marie Parant a fait partie des premières équipes mobilisées pour les chapelles tests, qui ont permis de définir les protocoles de restauration. Elle a monté ensuite un groupement de quatorze restaurateurs et remporté deux des trois lots pour les peintures murales. « Les conditions de travail étaient bien meilleures que la moyenne : échafaudages de grande qualité, eau et électricité à chaque étage, ce qui a permis un rythme soutenu et confortable », fait valoir la restauratrice. Installés lors de la mise en sécurité de la cathédrale, en 2019, les cintres en bois faits sur mesure ont été laissés en place pour contribuer à la restauration des arcs-boutants. Des PME d’ordinaire concurrentes se sont également regroupées pour répondre à divers lots, à l’instar des Ateliers Perrault, dont la force a été de s’entourer de partenaires solides, notamment les Ateliers Desmonts (Eure) et l’association Charpentiers sans frontières, pour reconstituer fidèlement une charpente médiévale. L’un des premiers défis fut la sélection des 1 200 chênes à l’automne-hiver 2022–2023 dans différents massifs forestiers, en partenariat avec l’Office national des forêts (ONF). Des compagnons ont équarri les troncs à la hache, selon des techniques médiévales. Pour cela, un atelier de taillanderie a été activé en Alsace, produisant 60 haches identifiées « Notre-Dame ». L’aventure n’est pas tout à fait terminée, puisque des travaux notamment de maçonnerie, de sculpture et de taille de pierre sur le chevet, qui étaient déjà nécessaires avant l’incendie, sont maintenant engagés et se poursuivront pendant au moins trois ans. « Nous lançons un nouvel appel à la générosité pour engager encore d’autres travaux à l’extérieur », annonce Philippe Jost. En 8 numéros, le journal de la restauration « La Fabrique de Notre-Dame » retrace les cinq années d’un chantier hors du commun, des travaux de sécurisation jusqu’à la réouverture de la cathédrale. Disponible depuis septembre 2025.
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