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  • LA CAISSE D'EPARGNE D'ILE DE FRANCE : UNE BANQUE REGIONALE AU SERVICE DE SON TERRITOIRE. INTERVIEW.

    Pascal Chabot, membre du directoire en charge de la Banque du Développement Régional (BDR) à la Caisse d’Épargne Île-de-France répond aux questions du Mag. La Caisse d’Épargne Île-de-France accompagne le développement économique et social de son territoire. Quels constats faites-vous concernant le positionnement concurrentiel de la région Île-de-France et quelles actions menez-vous dans cette perspective ? La transformation actuelle du Grand Paris et de l’Île-de-France offre une dynamique nouvelle à cette région dans la compétition mondiale. Elle est forte de nombreux avantages concurrentiels, en termes sectoriels (tourisme, culture, luxe, informatique…) comme en termes de qualité de vie, en particulier grâce à son très dense réseau de transport. Elle se distingue aussi par une offre très riche en matière de formations, d’établissements d’enseignement, ce qui la rend très attractive pour les jeunes du monde entier. Dans ce contexte, la Caisse d’Épargne Île-de-France a un rôle majeur à jouer, en tant que banque régionale au service de son territoire. Nous misons sur le circuit court concernant le financement de l’économie : nos clients nous apportent des fonds que nous redéployons à 100 % au bénéfice des acteurs de la région. Nous souhaitons favoriser une approche locale du Grand Paris, ce qui est historiquement notre vocation, en apportant des solutions au territoire, à ses acteurs économiques et à ses habitants. Nous avons ainsi su démontrer, en particulier au plus fort de la crise sanitaire, notre bonne compréhension de leurs attentes. Quelles démarches avez-vous entreprises au cours de la période de la crise sanitaire ? Nous avons très vite pris des initiatives pour répondre aux besoins de trésorerie des acteurs de la santé, des transports en commun et des collectivités locales. Nous sommes allés bien au-delà des PGE (prêts garantis par l’État), qui ont représenté 1,8 milliard de financements octroyés, à travers des processus totalement numérisés. Nous avons mis en place le premier PPR (prêt participatif relance) en France et nous avons créé un nouvel instrument, un fonds de dette mezzanine à destination des entreprises qui se développement malgré la crise. Il complète deux autres instruments mis en place ces dernières années : un fonds de capital investissement, qui nous permet de réaliser des prises de participation dans des entreprises franciliennes, et une foncière, qui acquiert des locaux d’activités. Ces initiatives illustrent notre positionnement de banque capable d’apporter des solutions de financement du développement, grâce à de fortes expertises en structuration de dette (pour le financement d’actifs, d’infrastructures, de projets de transition énergétique, de LBO…), à travers une équipe d’ingénierie financière d’une vingtaine de personnes. Nous sommes ainsi le partenaire sur le long terme d’entreprises, mais aussi de structures publiques ou du secteur de l’économie sociale et solidaire. Dans la perspective des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, à quels besoins devez-vous répondre ? Ils sont de plusieurs ordres. Tout d’abord, la Caisse d’Épargne Île-de-France est l’un des principaux financeurs des infrastructures de Paris 2024. Nous avons été en particulier séduits par l’ambition de destiner 100 % des infrastructures, des constructions à l’usage des Franciliens après l’évènement, à l’image du Village olympique, dont nous finançons une partie, qui sera transformé en logements et bureaux. Cette dimension d’héritage nous motive. Nous accompagnons aussi la rénovation de la tour Eiffel et d’autres monuments historiques parisiens. Par ailleurs, nous devons répondre à de nouvelles problématiques en matière de paiement : contribuer à la sécurisation de la billetterie, fluidifier les paiements dans les transports en commun à travers une offre d’« open payment », de paiement universel, alors que nous accueillerons le monde entier et que nous ne pouvons pas nous limiter à imposer nos pratiques. La Caisse d’Épargne Île-de-France a résolument une démarche de banque responsable. Comment cela se traduit-il ? Notre conviction profonde est que nous irons tous plus loin en accompagnant nos 3 millions de clients, dont 700 000 sociétaires et 60 000 acteurs de l’économie, dans leur transition environnementale. La finance doit continuer à se structurer pour apporter son soutien aux acteurs engagés dans la transition énergétique. Nous finançons, par exemple, des projets photovoltaïques ou de géothermie (une spécificité de la région Île-de-France). Une dizaine de projets ont ainsi été financés. Nous avons aussi lancé un prêt à impact, qui repose sur des objectifs environnementaux et sociétaux, et dont le taux bonifié permet un versement à une association, choisie par l’emprunteur. En outre, nous apportons des conseils à nos clients entreprises afin de les initier aux démarches nécessaires pour optimiser la transition de leurs activités. Nous organisons de nombreuses conférences sur ces sujets. Nous pouvons les faire bénéficier de notre expérience, dans la mesure où la Caisse d’Épargne Île-de-France s’est elle-même engagée dans un processus de réduction de ses émissions, avec un objectif de -15 % en 2024 par rapport à 2019. Pour ce faire, nous agissons sur quatre grands piliers clés : le numérique, les achats, l’immobilier et la mobilité. « Nous avons été en particulier séduits par l’ambition de destiner 100 % des infrastructures, des constructions à l’usage des Franciliens après l’évènement, à l’image du Village olympique, dont nous finançons une partie, qui sera transformé en logements et bureaux »

  • COMMENT REFONDER LA VILLE SUR ELLE-MÊME ?

    FACE AU DÉFI CLIMATIQUE ET À LA RARETÉ DU FONCIER, LES ACTEURS DE L’INDUSTRIE IMMOBILIÈRE S’ORGANISENT POUR RECONSTRUIRE LA VILLE SUR ELLE-MÊME SUR LE TERRITOIRE DU GRAND PARIS. COUP DE PROJECTEUR SUR LES SOLUTIONS APPORTÉES EN MATIÈRE D’HABITAT ET D’IMMOBILIER DE BUREAUX. PAR AURÉLIEN JOUHANNEAU Avec 8 700 hab/km2 – et plus de 20 000 hab/km2 rien pour la Ville de Paris ! –, le Grand Paris demeure l’une des métropoles parmi les plus denses au monde. Reconstruire la ville sur elle-même devient, de facto, une nécessité absolue à l’heure où a sonné l’urgence climatique. Tant pour le logement que pour l’immobilier de bureaux. Pour embrasser ce nouveau paradigme de la fabrique de la ville, ses acteurs – investisseurs, promoteurs, aménageurs… – déploient des solutions pérennes, syno­nymes de création de valeur pour le territoire du Grand Paris. D’abord, tous les intervenants interrogés en conviennent : l’urbanisation des zones natu­relles est une pratique de l’ancien monde. « Nous partageons pleinement l’objectif Zéro artificialisation nette des sols (ZAN) fixé par la loi Climat & Rési­lience », explique Loïc Madeline, directeur général délégué de Sogeprom. « Dans le Grand Paris, nous disposons d’un terrain de jeu exponentiel en matière de bâti à transformer ou à créer autour des gares du Grand Paris Express, sans pour autant venir grignoter du foncier inutilement. » À titre d’exemple, la filiale de promotion immobilière de la Société Générale réhabilite un site industriel à Cergy, pour y déployer pêle-mêle différentes typologies d’habitat, des servi­ces publics, des commerces, des bureaux et un parking en silo en bois. « Ce projet adopte les codes de la ville du quart d’heure par sa mixité d’usages et son ouverture sur son environnement urbain », poursuit Loïc Madeline. Bâtir bas carbone Refonder la ville sur elle-même passe donc inévitablement par la reconquête de friches urbaines. En la matière, Espaces Ferroviaires, la filiale aménagement urbain et promotion de la SNCF, dispose d’un patrimoine foncier non négligeable. « À Paris intra-muros, nous avons 20 hectares en projet de reconversion pour un total de 300 nouveaux logements couplés, entre autres, à de l’activité économique et une offre culturelle », précise Fadia Karam, directrice générale d’Espaces Ferroviaires. Ces nouveaux quartiers en devenir – Ordener-Poissonniers (Paris 18e) et Les Messageries (Paris 12e) – font aussi la part belle aux espaces verts, au réemploi des matériaux in situ et aux mobilités douces. « Grâce à l’intelligence collective, nous devons être les garants d’une ville inclusive et bas carbone », stipule Fadia Karam. Bien qu’en dehors du périmètre du Grand Paris, l’ex-caserne Pion à Versailles va-t-elle aussi plonger dans le XXIe siècle sous le prisme de la cité-jardin ? « D’un site ultra bétonné, nous recréons un quartier de ville mixte et bas carbone, tourné vers la nature avec 60 % du projet dédié aux espaces verts et l’utilisation de matériaux biosourcés pour le bâti », témoigne Hélène El Aiba, directrice générale adjointe Île-de-France du pôle promotion d’Icade. Emmanuel Hermsdorff, directeur général Crédit Mutuel Aménagement Foncier, ajoute : « Si le recyclage des friches urbaines permet de préserver des terres de l’urbanisation et de loger des habitants dans un marché résidentiel sous tension, il est nécessaire d’en maîtriser tous les risques (pollution, plan local d’urbanisme…). Dans le cas contraire, l’opération peut déraper d’un point de vue financier.» La ville à énergie positive Dépasser l’objectif zéro carbone, certains acteurs, comme d’Elithis, en font leur cheval de bataille. Comment ? Grâce à la construction de tours résidentielles à énergie positive à l’instar de celle érigée à Strasbourg en 2018. « Nos idées en la matière ne sont pas nouvelles, mais personne n’a réellement eu le cran de les appliquer », confie Claire Cauchetier, directrice de la marque et du développement chez Elithis. À la fois investisseur-concepteur et promoteur, son groupe porte un programme de 100 tours de logement en France et en Europe, synonyme d’une suppression quasi-totale des facteurs d’énergie pour les ménages. « On ne peut pas imaginer bâtir le Grand Paris sans un immeuble de ce genre », poursuit Claire Cauchetier. Toutefois, pour construire des logements neufs, tous les promoteurs du Grand Paris restent inquiets face à la pénurie de fonciers à bâtir. « Alors qu’il manque 700 000 logements en Île-de-France, nous faisons face à deux situations qui grippent la machine : des élus qui ne souhaitent pas de constructions nouvelles, d’une part, et les prix des terrains qui s’envolent, d’autre part », indique Olivier Frard, directeur du développement de Yuman Immobilier. Par ricochet, ce double phénomène entraîne une hausse des prix des appartements neufs. Parmi les promoteurs interrogés, tous se demandent jusqu’à quand cette situation va perdurer… « Sans compter avec l’entrée en vigueur de la RE2020 qui implique une hausse de 10 à 15 % pour produire un logement », précise Olivier Frard. Le projet de reconversion de l’hôtel Crowne Plaza en programme résidentiel à Neuilly-sur-Seine par Icade. Le projet d’immeuble 100 % réversible dans le quartier des Messageries à Paris 12e par Espaces Ferroviaires. « DANS LE GRAND PARIS, NOUS DISPOSONS D’UN TERRAIN DE JEU EXPONENTIEL EN MATIÈRE DE BÂTI À TRANSFORMER OU À CRÉER AUTOUR DES GARES DU GRAND PARIS EXPRESS. » LOIC MADELINE, DIRECTEUR GÉNÉRAL DÉLÉGUÉ DE SOGEPROM Réhabiliter plutôt que démolir Pour reconstruire la ville sur elle-même, la réhabi­li­tation reste l’une des cartes maîtresses des profession­nels de l’immobilier. Un crédo sur lequel est présent Histoire et Patrimoine depuis 25 ans. « Nous inter­venons sur tout type de patrimoine à réhabiliter – qu’il soit militaire, religieux ou hospitalier – pour (re)créer des logements », explique Arnaud Baudel, directeur général au développement de la filiale du groupe Altarea. « Les élus locaux sont très sensibles à notre savoir-faire pour redonner une seconde vie à des bâtiments sans venir les démolir. » Opter pour cette pratique va permettre à Histoire et Patrimoine de réhabiliter et changer les usages de 6 des Tours Nuages imaginées par l’architecte Émile Aillaud dans les années 1970 à Nanterre. Sur le front du bureau, Covivio a fait de la restructuration/réhabilitation un de ses axes stratégiques. « Ce positionnement nous permet à la fois de prendre en compte les enjeux climatiques et de proposer des lieux de travail inspirés des codes de l’hôtellerie, en adéquation avec les atten­tes des utilisateurs », glisse Olivier Estève, directeur général délégué de la foncière. Sur le terrain, cela se traduit par des opérations de « régénération urbai­ne », à l’exemple de So Pop à Saint-Ouen. Tout en conservant l’enveloppe historique de l’ex-siège de Citroën (20 000 m2), Covivio a créé 12 500 m2 en superstructure et développé 4 000 m2 d’espaces extérieurs. Transformer les bureaux en logements Autre solution plébiscitée par les élus pour refonder la ville sur la ville : transformer l’usage d’un immeuble obsolète en logements. Un crédo où nombre d’investisseurs sont déjà présents à l’instar d’Icade avec AfterWork. « Cette offre développe toutes les compétences nécessaires à la transformation d’un actif, du sourcing à son financement en passant par son approche décarbonée », détaille Caroline Vaubourgoin, directrice générale adjointe tertiaire Île-de-France d’Icade Promotion. Avec cette démar­che holistique et généraliste, la foncière porte un programme résidentiel en lieu et place de l’hôtel Crowne Plaza à Neuilly-sur-Seine. Avant de se lancer, Icade a d’ailleurs passé au crible les actifs de bureaux de plus de 5 000 m2 construits avant 2000, susceptibles d’être reconvertis en logements. Résultat ? « On a dénombré entre 7 et 8 millions de m2 à transformer en Île-de-France, dont 2,5 millions dans Paris intra-­muros », relate Caroline Vaubourgoin. À titre de comparaison, « seulement » 590 000 m2 tertiaires sont devenus des logements dans la Capitale entre 2020 et 2021. Cet exercice – complexe d’un point technique et financier –, Covivio s’y emploie depuis plusieurs années. « Dans le Grand Paris, nous transformons d’anciens actifs de bureaux obsolètes pour y dévelop­per près de 500 logements comme à Bobigny ou à Saint Germain-en-Laye », précise Olivier Estève. Pour donner une « réelle » cohérence à ce type de reconversion, tous les spécialistes interrogés s’accor­dent pour demander une réflexion à l’échelle métropolitaine. Réversibilité dans le temps Au-delà de la transformation du bâti existant, les acteurs de la fabrique de la ville se penchent sur la… réversibilité des futurs édifices. « Aujourd’hui, c’est ni plus ni moins le principal défi à relever », estime Loïc Madeline. Si, dans sa phase héritage, le Village des athlètes des Jeux Olympiques de Paris montrera la voie en la matière post-2025, Espaces Ferroviaires s’y emploie déjà aux Messageries, avec un projet novateur. « Cet immeuble en ossature bois et en pierre, qui accueillera des bureaux en premier usage, sera 100 % réversible en logements grâce à sa conception architecturale », assure Fadia Karam. Selon la directrice générale d’Espaces Ferroviaires, il est primordial de sanctuariser cette « forme d’élasticité » pour un édifice afin « mieux » anticiper les futurs besoins sociétaux. « Grâce à cette approche, nous nous inscrivons dans les clous de l’économie foncière et de la sobriété écologique sans dogme », conclut-elle. Un discours qui devrait sans nul doute séduire plus d’un investisseur, dans le Grand Paris, en quête de valeurs financières pérennes et vertueuses. L’immeuble de bureaux So Pop à Saint-Ouen par Covivio. « ON A DÉNOMBRÉ ENTRE 7 ET 8 MILLIONS DE M2 À TRANSFORMER EN ÎLE-DE-FRANCE, DONT 2,5 MILLIONS À PARIS INTRA-MUROS. » CAROLINE VAUBOURGOIN, DIRECTRICE GÉNÉRALE ADJOINTE TERTIAIRE ÎLE-DE-FRANCE D’ICADE PROMOTION

  • AVEC LA CAISSE D’ÉPARGNE ÎLE-DE-FRANCE, LA RELANCE EST UNE CHANCE : PASCAL CHABOT

    « PLUS QU’UN PLAN DE RELANCE, LA CAISSE D’ÉPARGNE ÎLE-DE-FRANCE PROPOSE UN VÉRITABLE PLAN DE DÉVELOPPEMENT POUR LES ENTREPRISES ET COLLECTIVITÉS. L’OBJECTIF N’EST PAS SEULEMENT DE REPARTIR, MAIS DE VISER RAPIDEMENT LA CROISSANCE ! » PASCAL CHABOT, MEMBRE DU DIRECTOIRE EN CHARGE DE LA BANQUE DE DÉVELOPPEMENT RÉGIONAL La Caisse d’Épargne Île-de-France 1, la CEIDF comme on l’appelle sur le territoire, a su faire la différence pendant la crise sanitaire. À présent, le temps du rebond est venu ! L’acteur historique du secteur bancaire régional a tout prévu pour remettre en selle ses clients, notamment les entreprises et les collectivités locales. DÈS LE PREMIER JOUR, UNE PRÉSENCE CONSTANTE… La crise sanitaire a surpris tout le monde, mais la CEIDF était prête à affronter un tel événement. Elle s’est d’entrée « postée » auprès de ses clients en relayant les mesures gouvernementales et en initiant ses propres aides. 3 20 000 reports d’échéances 3 1,8 Mde de Prêts garantis par l’État (PGE) 3 150 Me d’enveloppe de crédits pour les collectivités locales d’Île-de-France 3 100 Me de crédits débloqués pour les Établissements Publics de Santé franciliens Une mobilisation et un accompagnement de tous les instants des équipes régionales ont permis aux acteurs économiques du territoire de faire face. Pour tenir, mais aussi pour se donner les moyens de se relancer par la suite. Ce moment est venu. UN TEMPS D’AVANCE SUR LA RELANCE La CEIDF est depuis plusieurs années tournée vers 3 axes majeurs qui trouvent toute leur pertinence aujourd’hui. C’est la banque des solutions pour aider les entreprises à démarrer. Elle dispose donc de tous les équipements nécessaires au redémarrage de l’activité de ses clients : l’offre était là, elle a été étoffée à travers des solutions innovantes dédiées à la sortie de crise. C’est la banque des stratégies. Elle met au service de ses clients son expertise et ses dispositifs pour accompagner les opérations de haut de bilan. C’est précisément le nerf de la guerre pour rebondir. C’est la banque de demain. Elle est « programmée » pour accompagner la transition sociale et environnementale des entreprises et collectivités. Son excellence dans ce domaine joue à plein pour accélérer la reprise.Oui, par son organisation et ses choix validés depuis des années, la Caisse d’Épargne Île-de-France s’est donné la capacité d’anticiper cette situation inédite pour offrir à ses clients les moyens de redémarrer ET de se développer. Un plan de relance globale, des solutions à 360° Avec l’offre étoffée de la Caisse d’Épargne Île-de-France, les entreprises peuvent puiser dans une variété de solutions unique, répondant à tous leurs impératifs. FINANCER POUR SE (RE)DÉVELOPPER, LA PRIORITÉ La CEIDF a été pionnière dans la mise en place des dispositifs bancaires du Plan de Relance 2 en octroyant, dès le 28 mai, l’un des premiers Prêts Participatifs Relance. En complément de ces offres de place, elle a développé des solutions singulières. Prêt très long terme. La CEIDF est en capacité de proposer des financements jusqu’à 60 ans. Capital Investissement. La CEIDF Capital Investissement peut prendre des participations minoritaires pour accompagner une entreprise dans son développement ou sa transmission. Dette mezzanine. La CEIDF a lancé en 2021 son fonds de dette mezzanine. Remboursable in fine, ce financement subordonné offre l’opportunité aux entreprises de renforcer leurs quasi fonds propres et poursuivre leur développement sans diluer leur capital. Investissements immobiliers. L’Immobilière Thoynard investit dans tous types d’actifs immobiliers sur son territoire. Prêt à impact social et environnemental. Parce que nous avons le devoir de reconstruire un monde plus durable, la CEIDF a lancé une offre de financement destinée aux bailleurs sociaux et aux promoteurs immobiliers, avec un taux d’intérêt indexé sur leur performance environnementale ou sociétale. Plus le projet est vertueux, plus le taux est bas. S’APPUYER SUR DES SOLUTIONS PERFORMANTES, LA CLÉ D’UNE REPRISE ACCÉLÉRÉE Des solutions d’encaissement dernière génération : pour les points de vente et le e-commerce, la CEIDF dispose de solutions pour booster le business. Dernier-né de la gamme des terminaux de paiement, CE boost Pay 3 permet au commerçant d’accéder en temps réel à ses statistiques pour mieux développer son activité. Quant au paiement en 3 ou 4 fois, il peut déclencher des achats et favoriser le développement du chiffre d’affaires. Le développement à l’international : la CEIDF a noué des partenariats avec Pramex International 4 et Globallians 5 pour accompagner les projets de croissance endogènes ou exogènes à l’étranger. La politique sociale : du PER à l’intéressement en passant par les titres restaurant, la CEIDF propose toute une gamme de solutions pour motiver les salariés. La mobilisation des salariés est indispensable à la relance. Le développement durable : la CEIDF accompagne les acteurs de l’économie dans leur transition ESG, avec des solutions de financement de la mobilité douce, de la rénovation énergétique et de production d’énergie durable.

  • LE GRAND PARIS : UNE APPROCHE DURABLE ET INCLUSIVE POUR LES MÉTIERS DU FACILITY MANAGEMENT

    ANOUK JENNY, RESPONSABLE MARKETING ET COMMUNICATION CHEZ REKEEP. Source de développement de bassins éco­no­mi­ques et sociaux, le Grand Paris est la promesse d’un plan de transformation à fort impact sur le cadre de vie des Franciliens. Tout particulièrement, l’extension de l’offre de transports en commun fait déjà émerger des offres de proximité dans les domai­nes aussi divers que la santé, le développement des services publics ou encore des centres d’affaires, par exemple. Bien que la période actuelle nécessite de trouver un équilibre entre l’accélération de la relance éco­nomi­que, les enjeux de transition énergétique et la lutte contre la rupture sociale, elle fait émerger de fabu­leuses opportunités pour les métiers du Facility Management. Le développement du Grand Paris et de ses projets d’aménagement s’annonce générateur d’emplois pour nos métiers. En effet, cette expansion territoriale nous offre l’occasion de replacer nos collaborateurs au cœur de notre proposition de valeur par le biais notamment d’actions concrètes telles que : La mise en place de cellules de recrutement locales afin de privilégier la proximité domicile- travail ; La lutte contre l’isolement social en misant principalement sur le travail en journée ; L’intensification de nos plans de formation afin d’étalonner la maîtrise des enjeux liés à l’expérience client à chaque niveau de la chaîne de valeur ; La transformation digitale profonde des pratiques de notre profession par le biais d’outils adaptés. Cette démarche implique d’inscrire les relations avec nos clients, actuels et futurs, dans une vision constructive et partenariale. Nos métiers, trop long­­temps restés dans l’ombre, ont pourtant démon­tré leur incroyable contribution à la vie éco­nomique et sociale du pays. Nous avons ici une belle occasion de les mettre en évidence au travers d’une stratégie inclusive et durable, adressée à l’ensemble des parties prenantes du Grand Paris. Nous en sommes convaincus, ce projet est un vérita­ble levier pour la valorisation durable de nos métiers. Nous nous y préparons pour être demain un partenaire incontournable de ce grand projet. « Le développement du Grand Paris et de ses projets d’aménagement s’annonce générateur d’emplois pour nos métiers »

  • UN HOMME QUI COMPTE : RICHARD CURNIER

    AVANT SA FONCTION DE DIRECTEUR RÉGIONAL ÎLE-DE-FRANCE DE LA BANQUE DES TERRITOIRES, RICHARD CURNIER A VU DU PAYS ET GRAVI PROGRESSIVEMENT LES ÉCHELONS. AUX ACTEURS DU GRAND PARIS, CE NATIF DU VAR APPORTE SON REGARD AVISÉ SUR LA CONSTRUCTION FINANCIÈRE ET ENTEND CONTRIBUER À UNE NOUVELLE DYNAMIQUE. PROPOS RECUEILLIS PAR ELENA JEUDY BALLINI. Rares sont les responsables d’institutions financières à avoir connu le bas de l’échelle. Richard Curnier, directeur régional Île-de-France de la Banque des Territoires est de ceux-là. Originaire d’un petit village du centre Var, l’homme entame sa carrière professionnelle à vingt ans à peine, après un bref parcours étudiant. « À l’époque, il fallait partir à Marseille ou à Nice pour étudier. Cela impliquait de s’installer sur place et de trouver un logement. Mes parents n’ayant pas les moyens de m’aider, je me suis donc lancé dans la vie active. » En 1991, Richard Curnier est alors guichetier à ce qui s’appelait la Banque populaire de la Côte d’Azur. Petit à petit, il franchit les étapes du circuit bancaire, « assez normé ». Les changements de statut s’accompagnant de mobilité, il travaille dans plusieurs agences du moyen pays. Les centres d’affaires émergent au même moment et l’un d’eux absorbe l’agence de Saint-Raphaël où Richard Curnier est salarié. « Je me suis retrouvé dans un environnement différent avec un portefeuille de clientèle. J’étais jeune et plein d’ambition. C’est pour cela que j’ai décidé la même année de passer le concours de la Caisse des Dépôts. Et je l’ai réussi ! », se souvient-il. De tous les postes qui lui sont proposés, il choisit le plus proche de son Sud natal : celui de Clermont-Ferrand. Il y travaille jusqu’en 2003, spécialisé dans les analyses financières des collectivités locales. « J’ai eu la chance que la Caisse des Dépôts, ancrée dans les capitales régionales, souhaite créer une antenne à Nice. J’ai candidaté et on m’a choisi pour être son directeur territorial. » « Accompagner la nouvelle dynamique » Richard Curnier s’envole ensuite pour la Corse, les Antilles et la Guyane, avant de retourner en métropole, à Lyon, puis en région PACA où un poste s’était libéré. En septembre 2021, il prend ses fonctions à la direction régionale Île-de-France de la Banque des Territoires et devient membre des Acteurs du Grand Paris. « Nous sommes dans des professions au cœur du business où le réseau compte beaucoup. Pour apporter de la plus-value, il faut se trouver au sein de ces acteurs. La Banque des Territoires doit participer à la gouvernance de la structure associative du Grand Paris, être asso­ciée aux décisions et accompagner la nouvelle dynamique que Thomas Hantz entend impulser au club, déclare-t-il. Travailler sur l’un des plus importants projets européens est passionnant. Le Grand Paris mêle acteurs publics et privés, problématiques d’aménagement urbain, d’infrastruc­tures, de logement… » Très impliqué dans la construction financière du Grand Paris comme dans sa stratégie, Richard Curnier est, à coup sûr, pleinement dans son rôle.

  • UN GRAND PARIS FEDERATEUR AU PROFIT DU DEVELOPPEMENT : VIRGINIE GROUSELLE

    Virginie Grouselle, directrice des Entreprises au Crédit Agricole d’Ile-de-France décrit l’intérêt que représentent aux yeux du Crédit Agricole d’Ile-de-France les projets du Grand Paris pour renforcer l’attractivité régionale, après la pandémie, et accélérer les transitions en cours. La directrice du marché des entreprises du Crédit Agricole d’Ile-de-France fait le point sur le contexte actuel, notamment l’impact de la remontée des taux sur l’activité des acteurs de l’immobilier au sein de la Région Capitale. PROPOS RECUEILLIS PAR LE MAG Quel est le périmètre du marché des entreprises du Crédit Agricole d’Ile-de-France ? Au Crédit Agricole d’Ile-de-France, le marché des entreprises couvre les sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 15 millions d’euros. Les plus petites entreprises sont suivies par nos directions régionales. Nous sommes organisés en trois direc­tions de marché et nous adressons à toutes les entreprises, quel que soit leur secteur. Par l’intermédiaire d’une direction de la clientèle spécialisée, nous couvrons les investisseurs insti­tutionnels, les collectivités locales et le logement social, de même que les professionnels de l’immobilier, incluant les foncières, les promoteurs et les administrateurs de biens, qui constituent une clientèle très spécifique. Je pense en particulier à la gestion immobilière par les syndics, que traitent peu d’acteurs bancaires. Tout cela sur le périmètre de l’Île-de-France, avec la volonté d’accompagner nos clients dans leur développement, dans leur croissance organique ou externe, sur le territoire francilien mais aussi en France et à l’étranger. À ce titre, nous exerçons une activité importante de sécurisation des opérations, de trade finance à l’export, pour des entreprises que nous accompagnons également sur leurs couvertures de change grâce à notre salle des marchés. Nous disposons par ailleurs d’une direction des financements structurés, qui aide à la mise en place de financements adaptés à chacun de nos clients. Notre salle des marchés traite également des couvertures de taux, sujet qui redevient d’actualité avec la forte hausse enregistrée ces derniers temps. Quel impact a eu la pandémie sur votre activité ? Nous avons été au plus proche de nos clients fran­ciliens pendant la pandémie. Mais nous avons constaté qu’elle avait généré une certaine désaffection de l’Île-de-France. Le recrutement et la fidélisation des collaborateurs sont cruciaux pour nos clients entreprises, comme pour nous. Nous devons donc travailler ensemble pour conser­ver l’attractivité de l’Île-de-France. Les projets du Grand Paris, notamment liés aux projets d’infrastructure, qui vont améliorer considéra­ble­­ment les mobilités, sont très importants pour accroître la qualité du cadre de vie de l’ensemble des collaborateurs des entreprises implantées en Île-de-France. Le Grand Paris a, entre autres vertus, celle de fédérer l’ensemble des acteurs qui souhaitent œuvrer pour le développement de cette région. Pour attirer de nouveaux collaborateurs, la qualité de la desserte ainsi que le logement sont des conditions d’attractivité importantes. Nous avons ainsi financé la construction de 11 000 logements neufs au cours des trois dernières années auprès des promoteurs sur l’Île-de-France. Nous travaillons également avec les acteurs du logement social pour la construction mais aussi la réhabilitation du parc existant. Enfin, nous mettrons prochainement en place, avec les offices fonciers solidaires (OFS), les baux réels solidaires (accord tripartite entre le bailleur social, la banque et le particulier) afin de faciliter l’accession à la propriété de leurs locataires. Quelles sont pour vous les autres dimensions des projets du Grand Paris ? Au Crédit Agricole d’Ile-de-France, le Grand Paris est aussi un projet d’accompagnement des transitions en cours : transitions démographique, énergétique, révolution des mobilités, etc. Nous finançons donc en priorité des projets qui ont du sens au regard de ces évolutions, en nous inscrivant dans le long terme et en adéquation avec nos engagements RSE. Je citerai en exemple le financement de la géothermie ou du traitement des eaux usées, qui représente des montants conséquents. En ce qui concerne la géothermie, nous sommes intervenus récemment pour financer le réseau des communes de Champigny et Chennevières-sur-Marne. Nous avons, par ailleurs, financé le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap), qui traite les eaux usées de neuf millions de Franciliens. Quels sont vos engagements en matière de transition écologique ? Le Crédit Agricole d’Ile-de-France s’est engagé à atteindre la neutralité carbone dès 2040 (2050 pour l’ensemble du groupe) ; 63 % de notre impact carbone est lié à notre Scope 3 (intrants) et c’est sans inclure les financements que nous accordons, particuliers ou entreprises. Nous sommes donc engagés dans l’accompagnement de la transition de nos clients. Nous conduisons des entretiens avec eux, de sorte d’évaluer leur maturité en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG) afin de caler notre offre de financement sur leurs besoins. Pour nos clients entreprises, nous avons ainsi créé, par exemple, un écosystème de partenaires afin de les aider à mesurer leur bilan carbone, définir leur plan d’actions de réduction énergétique ou leur proposer des solutions d’ingénierie salariale et sociale visant à fidéliser leurs collaborateurs. Nous avons, par ailleurs, mis en place dans nos financements des critères extra-financiers qui nous permettent de nous positionner par rapport à la trajectoire de nos clients, de les challenger et de leur permettre de bonifier leur marge s’ils respectent la trajectoire qu’ils se sont fixée. En 2021, 700 millions d’euros de crédits ont été assortis de la mise en place de critères extra-financiers, soit 40 % de notre production de financements structurés. À terme, il sera probablement exigé des banques qu’elles disposent de davantage de fonds propres en face de financements classiques que pour des financements verts. Nous devons donc avertir nos clients que les conditions de leur crédit seront fonction de leur trajectoire en matière d’émission de gaz à effet de serre et qu’ils risquent même de rencontrer des difficultés à se financer s’ils ne se mobilisent pas suffisamment. Quelle est votre action en faveur des professionnels de la santé ? Nous sommes particulièrement attentifs aux questions d’accompagnement de la santé et notam­ment la lutte contre la désertification médicale. Nous avons créé un label « Santé by Crédit Agricole IDF » qui aide les professionnels de santé à s’installer en Île-de-France. Nous finançons aussi des maisons de la santé afin d’aider les profes­sionnels à réduire leur coût en mutualisant certaines fonctions. Cela montre notre attachement aux questions sociales, essentielles pour une banque mutualiste. Vos clients promoteurs ont-ils subi une contraction de leur activité au cours des deux dernières années ? Oui. Les permis de construire étaient difficiles à obtenir, notamment durant les différents confi­nements. Aujourd’hui, ils sont confrontés à la hausse du coût des matières premières, liée à la guerre en Ukraine, qui rend difficile la tenue des prix initialement fixés. Il est probable que certains projets auront plus de difficultés à assurer leur rentabilité si la hausse des prix se poursuit, celle-ci ne pouvant être répercutée indéfiniment sur les clients finaux. Ce risque plane davantage sur les nouveaux projets que sur ceux déjà lancés, qui suivent leur cours. Quel impact sur l’immobilier tertiaire constatez-vous ? Beaucoup d’entreprises se posent la question de savoir si elles vont conserver l’intégralité de leur parc immobilier ou le réorganiser pour le rendre attractif. Pour que les salariés reviennent au bureau, il faut que ces derniers soient agréables, permettent de fédérer un esprit d’équipe et bénéficient d’une bonne desserte. L’immobilier de bureaux va connaître des modifications. Comment appréhendez-vous la hausse des taux actuels ? Les acteurs économiques avaient perdu l’habitude de constater une hausse des taux aussi rapide, principalement provoquée par l’inflation. L’investissement va coûter plus cher, alors même que les entreprises ayant contracté des Prêts Garantis par l’État (PGE) vont devoir commencer à les rembourser. Ils représentent parfois des montants importants, sur des durées d’amortissement relativement réduites. À cela s’ajoute la hausse du prix des matières premières et du coût de l’énergie, qui pèse sur les marges des entreprises. L’ensemble de ces phénomènes pourrait freiner les investissements. L’incertitude réside dans la durée de ces tendances. Les prévisions sont difficiles à établir et dépendront fortement de l’évolution du contexte géopolitique et de la façon dont les banques centrales interviendront. « Pour que les salariés reviennent au bureau, il faut que ces derniers soient agréables, permettent de fédérer un esprit d’équipe et bénéficient d’une bonne desserte. L’immobilier de bureaux va connaître des modifications »

  • LA PROXIMITÉ AVEC LES ÉLUS ET LES HABITANTS, C'EST L'ADN ET YUMAN IMMOBILIER : CHRISTOPHE AFONSO

    Développement de l’entreprise, proximité avec ses clients et partenaires, protection de l’envi­ron­nement, valorisation de jeunes méritants, multiplicité et hybridation des projets urbains… Christophe Afonso, président du groupe YUMAN IMMOBILIER, se fait le porte-parole de « l’expérience Yuman Immobilier ». PROPOS RECUEILLIS PAR LE MAG. Où en est Yuman Immobilier aujourd’hui ? Yuman Immobilier est en phase de croissance intense puisque nous comptons plus de 1 000 logements en cours, qu’il s’agisse de production, de montage ou en développement. En parallèle, nous avons réorganisé l’entreprise, doublé nos effectifs tout en adaptant nos bureaux aux nouvelles contraintes sanitaires et de télétravail notamment. Ce développement est une véritable opportunité pour renforcer « l’expérience Yuman Immobilier », établir une relation partenariale unique et personnalisée avec chacun de nos clients. Par ailleurs, nous ne développons que des projets qui nous permettent d’exprimer pleinement les trois piliers prioritaires de notre entreprise : compenser intégralement les émissions carbone de nos programmes pour protéger l’environnement et la biodiversité, créer de la valeur sur les territoires en faisant travailler les entreprises locales, soutenir les jeunes méritants des villes où nous intervenons. Logements, résidences services, pépinières d’entreprise, … vos activités sont très diversifiées. Nous développons en effet tout type de projet urbain, en partant chaque fois d’une page blanche et en écoutant les acteurs locaux, à commencer par les maires. Pour loger les Franciliens, il faut être astucieux et courageux, compte tenu notamment de la pression foncière. La force de Yuman Immobilier, c’est de penser l’habitat dans toutes ses possibilités mais aussi dans ses évolutions qui correspondent aux différentes étapes de la vie de nos clients. Demain, par exemple, nos acquéreurs d’appartement seront peut-être ceux qui prolongeront leur vie dans nos résidences seniors ou mixtes. Vous insistez souvent sur l’hybridation de l’habitat… Les usages du logement, des bureaux et des parcs d’activités sont en pleine mutation. Les petits entre­preneurs font vivre la ville et ont besoin d’espaces pour créer, produire, assembler leurs produits mais pas nécessairement pour les vendre en direct. Leurs activités étant souvent intenses, ils n’ont pas le temps de réaliser de longs trajets au quotidien, quel que soit le moyen de transport. Chez Yuman, nous sommes précurseurs dans ce domaine en proposant des solutions hybrides avec des « villas d’artisans », à Romainville et à Bagnolet notamment. Ces parcs d’activités permettent à n’importe quelle entreprise – de l’auto-entrepreneur à la TPE/PME/PMI – de pouvoir conjuguer vie productive et vie de famille, avec un côté « jour », soit une zone d’activités classique, et un côté « nuit/week-end », avec des espaces d’habitation, des jardins, pour vivre, dans le confort, à proximité du lieu de travail. « Notre foncière accompagne les maires pour revitaliser, diversifier et soutenir un tissu économique et social de qualité au cœur des villes » Pouvez-vous nous dire quelques mots sur la foncière Yuman ? Les locaux commerciaux sont le système vital des communes, notamment pour les activités de service qui apportent une valeur immense à la qualité de vie des habitants. Je pense entre autres – et la crise de la Covid-19 a encore amplifié leur importance – aux commerces de bouche, aux commerces de première nécessité. Mais les loyers des pas de porte en centre-ville sont de plus en plus élevés… Les communes connaissent ceux qui portent des projets utiles et Yuman Immobilier accède plus facilement que d’autres à des financements. Là où nous intervenons, nous mettons la foncière à contribution pour soutenir la municipalité dans l’implantation et la pérennisation de commerces créateurs de valeur et de lien social. Concrètement, nous achetons les murs, nous donnons les clés au service économique de la Ville qui sélectionne le porteur de projet. Pour lancer son activité, nous lui proposons une franchise de loyer de 6 mois. Ensuite, son bail commercial dispose de cliquets à 3, 6 ou 9 ans lui permettant de lever une option et d’acquérir les murs au prix du marché. Notre foncière accompagne les maires pour revitaliser, diversifier et soutenir un tissu économique et social de qualité au cœur des villes. Pourquoi avoir créé un fonds de dotation ? À travers le fonds de dotation Yuman, le message que l’on veut faire passer aux jeunes, c’est la valeur de l’effort. C’est l’idée que lorsqu’on travaille, lorsqu’on donne le meilleur de soi, alors il y a toujours quelqu’un qui vient vous tendre la main et vous accompagner vers la réussite. Nous ne voulons pas seulement financer, nous voulons changer la trajectoire de vie de tous ceux que nous soutenons. Ainsi, nous accompagnons de jeunes talents méritants, en particulier des sportifs confirmés, qui habitent dans les villes où l’entreprise réalise des projets urbains, le tout en lien étroit avec les municipalités. Le fonds Yuman propose également des bourses d’études à des étudiants issus de milieux défavorisés qui ont fait la preuve de leur mérite à l’école. Ce fonds de dotation va permettre aussi de structurer et d’amplifier notre soutien à une autre noble cause : la protection de l’environnement.

  • APRÈS UNE ANNÉE TRÈS DYNAMIQUE, LES ACTEURS DU GRAND PARIS ONT DÉSORMAIS LEUR MAISON

    FACE AUX VAGUES SUCCESSIVES DE COVID, LE CLUB DES ACTEURS DU GRAND PARIS A MONTRÉ SA FLAMME ET SA FOUGUE TOUT AU LONG DE L’ANNÉE 2021. UNE ANNÉE DENSE, RICHE EN ÉVOLUTIONS POUR UN CLUB QUI ENTEND PLUS QUE JAMAIS MIXER ACTION, RÉFLEXION ET CONVIVIALITÉ. AVEC, DÉSORMAIS, UNE MAISON POUR SE RETROUVER ET ŒUVRER ENSEMBLE AU DÉVELOPPEMENT ET AU RAYONNEMENT DE LA MÉTROPOLE. ET AU-DELÀ. DE NOUVEAU RÉUNI(E)S... DE NOUVEAU REUNI(E)S... Il faudra plus qu’une pandémie pour freiner le goût de se retrouver, de réfléchir, d’échanger et d’agir qui anime les Acteurs du Grand Paris. Après plusieurs mois de distanciel, les événe­ments, protéiformes, mais mixant toujours convivialité, rencontres et actions ont redémarré de plus belle en 2021. L’année fut particulièrement riche. « En 2021, la vie sociale a heureusement repris », résume Olivier Frard, directeur du développement de Yuman Immobilier. « Je garde le souvenir du premier dîner-débat de l’année - avec les présidents des grands syndicats, le Sedif, le Siaap, le Syctom - que beaucoup n’ont pas quitté avant deux heures du matin ! Il y avait un réel besoin d’échanger », ajoute-t-il. Un constat partagé par tous les membres d’un club qui vit de ces rencontres. « Chaque événement a connu un fort taux de participation », se félicite Valérie Cathely, directrice territoriale Paris/Grand Paris de La Poste. « Nous sortions enfin de Teams ! Certes, le club est professionnel, mais il constitue aussi un cercle familier. C’était une vraie joie de se rassembler à nouveau ! » Les deux dîners-débats, qui ont accueilli respectivement Stephan de Faÿ, directeur général de Grand Paris Aménagement, et Jean-François Monteils, président du directoire de la Société du Grand Paris, ont ainsi battu tous les records de participation. Dîner-débat « Les syndicats qui transforment le Grand Paris », le 9 juin 2021. MAINTENIR LA FLAMME DU GRAND PARIS « Les événements ont été plus nombreux et ont monté en qualité », commente Maria Breidy. Plus globalement, la directrice de la communication de la Métropole du Grand Paris souligne la montée en puissance de l’association qu’atteste le niveau d’influence toujours plus élevé de ses membres, comme de ses invités. « De plus en plus d’élus et de dirigeants sont présents lors des rencontres et adhèrent eux-mêmes à l’association », souligne-t-elle. À l’image du désormais traditionnel cocktail estival du club, qui accueillait cette année Élisabeth Moreno, alors ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, dans les jardins somptueux du Cristal Room Baccarat. « Vous avez la capacité de changer le visage de notre pays. Et c’est exactement ce dont nous avons besoin ! », a lancé la ministre au parterre de VIP réunis pour l’occasion. « LES ACTEURS PUBLICS ET PRIVÉS DIALOGUENT ET PROPOSENT LEUR VISION. » Un discours qui reflète parfaitement l’intérêt croissant de l’État vis-à-vis des projets du Grand Paris. Les 24 heures du Grand Paris le 21 septem­bre 2021, autre temps fort de l’année écoulée, organisées dans le salon Opéra de l’hôtel Inter­continental puis au Pavillon Gabriel, à huit mois des élections présidentielles, en présence de Valérie Pécresse, ont également été une totale réussite. À noter aussi la participation de Patrick Ollier, président de la Métropole, des maires du Grand Paris et de tout ce que l’agglomération compte de talents œuvrant à son rayonnement. « Les acteurs publics et privés dialoguent et proposent leur vision. Ces 24 heures ont également permis d’offrir une visibilité au Grand Paris et au sens qu’il peut revêtir, de lui donner du contenu au-delà des sigles et des logos », estime David Lebon, directeur de cabinet à Plaine Commune. Dîner-débat avec Stephan de Faÿ directeur général de Grand Paris Aménagement le 6 juillet, à l’Aéro-Club de France. UNE ANNÉE D’OUVERTURE UNE ANNÉE D'OUVERTURE Les rencontres avec les décideurs du Grand Paris ont ponctué l’année écoulée, permettant aux mem­bres du club des rencontres et des échanges parti­culièrement fertiles. Ainsi, un dîner-débat, organisé le 19 octobre autour de l’axe Seine, avec Stéphane Raison, directeur général, préfigurateur du grand port maritime d’État Haropa, et Antoi­ne Berbain, directeur général d’Haropa Ports de Paris, en invités vedettes, sous les lambris dorés des salons de l’Aéro-Club de France, rue Galilée, a marqué les esprits. Ses convives ont pris conscience de l’acuité et de la pluridisciplinarité des enjeux de l’axe fluvial, à l’heure de la logistique décarbonée. Deux membres du Club ont été distingués cette année : élévation au rang d’Officier de l’Ordre National du Mérite de Guillaume Beaumont, directeur du Développement France chez Atland, et nomination au grade de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite de Pierre-Yves Dulac, directeur régional délégué île-de-France chez Engie. Philippe Laurent, maire de Sceaux, secrétaire général de l’AMF, président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) et pionnier du Grand Paris, a décrit, lors d’un petit-déjeuner débat organisé le 3 novembre der­nier, sa conviction de la nécessité d’une fluidifi­cation de l’organisation administrative du Grand Paris, respectueuse du fait communal. Échanges fructueux, également, autour de la logis­tique urbaine, le 25 novembre, avec trois invités de choix : Jean-Michel Genestier, maire du Raincy, conseiller délégué à la logistique métro­­politaine de la Métropole du Grand Paris, Jonathan Sebbane, directeur général de Sogaris, et Olivier Storch, directeur général adjoint de Geopost. L’occasion pour les acteurs du Grand Paris de découvrir l’ampleur des défis que repré­s­ente la logistique du dernier kilomètre dans la Région Capitale, à l’heure où l’explosion du e-commerce doit se conjuguer avec la décarbona­tion de la supply chain. « Le club des Acteurs du Grand Paris ne cesse de s’ouvrir à de nouveaux sujets », observe Valérie Cathely. « Cette année, les Acteurs ont suivi une nouvelle trajectoire avec des échanges tournés vers l’environnement, le social… », ajoute la présidente de Clément Bayard, Christelle Tang, « comme avec le dîner-débat où les deux stars de l’urbanisme ont débattu : Carlos Moreno, l’inventeur de la ville du quart d’heure, et Patrick Le Galès, doyen de l’École urbaine de Sciences Po. » Des acteurs parfois peu visibles ont été également mis en valeur. L’accent s’est porté sur des questions plus larges qu’immobilières, bancaires ou concernant simplement le business. Ce fut le cas avec le dîner spécial « Ville productive » qui a donné l’occasion à plusieurs architectes de s’exprimer, dont Djamel Klouche, grand prix d’Urbanisme 2021, mais aussi avec le lancement de la démarche sur l’impact social des projets du Grand Paris en présence de Jean-Marc Borello, fondateur et président du directoire du groupe SOS. « CETTE ANNÉE, LES ACTEURS ONT SUIVI UNE NOUVELLE TRAJECTOIRE... » Les Acteurs du Grand Paris accueillent Élisabeth Moreno, alors ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, invitée d’honneur du cocktail estival. LA MAISON DES ACTEURS DU GRAND PARIS L’année écoulée a été également marquée par l’inauguration officielle, début mars 2022, de la Maison des Acteurs du Grand Paris, une décennie après la création du club, matérialisation de sa montée en puissance ininterrompue. Les lieux, idéalement situés rue Lafayette dans le 9e arrondissement, symbolisent la volonté des membres de créer des liens et de favoriser les échanges, tout en dépassant les enjeux de posture. « C’est une grande avancée, se félicite David Lebon. Cela a demandé au club un gros effort de structuration et une capacité financière. Cette Maison est l’aboutissement de l’engagement de Thomas Hantz. Le réseau avait besoin d’une existence physique pour améliorer le dialogue entre les acteurs. » Fruit d’une collaboration avec le Crédit Agricole, la Maison des Acteurs du Grand Paris a été rénovée entièrement et talen­tueusement décorée par l’architecte Massimo Mattiussi. « Travaux de peinture, parquets, électricité… Il a fallu tout remettre en état », indique l’architecte. « L’idée était d’avoir un lieu polyvalent que les membres puissent s’approprier. J’ai dessiné la cuisine, fait refaire les sanitaires, créé une cloison, rebouché des portes communicantes, installé des bureaux, un cellier… En tout, les travaux ont duré près de cinq mois », souligne-t-il, pour un siège qui soit à la fois un lieu de réception et un bureau de passage pour les membres, de grand standing. À l’image de l’aréopage de VIP qui s’y pressaient le 10 mars 2022, jour de son inauguration. Autour de Maurice Leroy, ancien ministre de la Ville, pionnier du Grand Paris, ou du sénateur de Paris Pierre Charon et du maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini, des étoiles montantes de la politique, à l’instar du maire du 17e arrondissement et vice-président de la Métropole Geoffroy Boulard ou François-Marie Didier, président du Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne (Siaap), étaient présentes. Tout comme les opérateurs qui construisent le Grand Paris, tels que le directeur général de Grand Paris Aménagement Stephan de Faÿ et Hugo Bevort alors en tant que délégué Grand Paris de la Ville de Paris avant de rejoindre le cabinet de la Première ministre. « C’est un espace de convivialité, on s’y sent bien. Nous n’avons pas voulu faire quelque chose d’ostentatoire. La personnalité du local apparaît à l’image du club. C’est une franche réussite et le Crédit Agricole est satisfait que ce local soit mis à profit par la communauté pour réaliser le Grand Paris. Cela a donné du crédit au club », poursuit Massimo Mattiussi. Dîner spécial "Métropole du Grand Paris", en présence de Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, Geoffroy Boulard, vice-président de la MGP et maire du 16e arrondissement, et de nombreux élus de la Ville de Paris. Véritable temps fort de la vie institutionnelle du Grand Paris, il a réuni 150 participants qui ont pu débattre sur nombre de sujets, comme l’aménagement du territoire, les futurs Jeux Olympiques... Pour Zoé Mattiussi, architecte d’intérieur, qui s’est chargée de la décoration et de l’aménage­ment des lieux, l’idée était d’inscrire tous les aspects de l’association dans un univers parisien élégant, sobre mais chaleureux. « Thomas Hantz et moi-même avons travaillé main dans la main pour choisir des pièces fortes tout en respectant le budget. Élaborer cet intérieur a été une expérience très intéressante. Il fallait penser pratique, avec une ambiance différente pour chaque pièce. » Le tout sur fonds propres, sans emprunt et avec le soutien de membres comme Rekeep, Clément-Bayard, le groupe Arcange, la Banque des Territoires et Engie. « L’ouverture de cet endroit est l’aboutissement concret d’une époque et une projection vers l’avenir », conclut Maria Breidy. Avec la Maison des Acteurs du Grand Paris, l’association ouvre donc un nouveau chapitre qu’elle entend écrire au gré des nombreuses manifestations et coopérations à venir, avec l’objectif d’en faire un lieu vivant et ouvert, notamment grâce à l’organisation des rencontres matinales et des apéritifs grands-parisiens mensuels. « Peut-être que dans cinquante ans, elle sera devenue le musée du Grand Paris », s’amuse Olivier Frard. Qui sait… « LES LIEUX SYMBOLISENT LA VOLONTÉ DES MEMBRES DE CRÉER DES LIENS ET DE FAVORISER LES ÉCHANGES, TOUT EN DÉPASSANT LES ENJEUX DE POSTURE. » Cocktail estival des Acteurs du Grand Paris, au Palais du Luxembourg, le 22 juillet 2022, en présence du président du Sénat Gérard Larcher, du sénateur des Hauts-de-Seine Hervé Marseille, de nombreux élus et de 300 décideurs d’île-de-France.

  • LES QUARTIERS D’AFFAIRES ONT-ILS UNE AME ? : ERIC GROVEN

    ÉRIC GROVEN, PRÉSIDENT DE SOGEPROM, DIRECTEUR DE L’IMMOBILIER DE LA BANQUE DE DÉTAIL EN FRANCE, SOCIÉTÉ GÉNÉRALE Le Grand Paris répond à la fois à la préoccupation environnementale et sociale de promouvoir le bien-être des habitants de cette grande partie de l’Île-de-France, mais également de concourir à son attractivité économique mondiale, mise à mal avant le Grand Paris Express par un réseau de transports publics incomplet, largement défaillant, et une circulation routière rendue aberrante. Dans ce tableau d’ensemble, le quartier d’affaires de La Défense fait également face à la nécessité de se réinventer profondément. Dans un univers de télétravail massif post- Covid, il porte les stigmates de son « architecture de dalle » des années 60 où le béton règne en maître et où l’espace public se vide le soir lorsque les cols blancs rentrent chez eux. Les quartiers d’une ville sont des êtres vivants qui naissent, grandissent, vieillissent et parfois meurent. Comment leur redonner une âme ? D’abord, en transformant La Défense en une véritable référence de la transition énergétique, avec l’ambition forte d’en faire le premier quartier d’affaires européen post-carbone, visant une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2030. Ensuite, en végétalisant massivement les espa­ces communs, notamment en « transformant pro­gres­sivement l’esplanade de La Défense en un véritable parc urbain de 7 hectares », selon les termes de l’Établissement public qui gère le quartier et qui s’est récemment doté d’une raison d’être ambitieuse en la matière, soutenue par un vaste plan d’investissement de 360 Me sur 10 ans. Enfin, en modifiant progressivement la programmation des immeubles pour laisser une plus large part aux projets mixtes, mêlant, en mille-feuilles dans un seul bâtiment, des bureaux, des logements, des commerces et des espaces de convivialité ouverts au public : on verra ainsi fleurir des locaux de coworking attirant des entrepreneurs, des étudiants, des chercheurs… ou bien encore des rooftops aux vues exceptionnelles sur Paris. Apporter un « supplément d’âme » L’avenir des quartiers d’affaires n’est plus aux tours de grande hauteur monobloc, mono-utilisateur et mono-activité, mais à une mixité des usages et des habitants, si possible en faisant vivre plusieurs micro-quartiers animés et reliés entre eux, comme le montre l’exemple très réussi de Canary Wharf à Londres. Pour apporter aux quartiers d’affaires ce « supplément d’âme » essentiel à leur seconde vie, il faut ainsi en faire des espaces qui ne soient plus simplement des lieux de travail et de passage. En faire une véritable ville dans la ville, qui vive 24 heures sur 24, car comme chacun sait… « C’est beau une ville la nuit ».

  • IMMOBILIER, TELECOMS, LOGISTIQUE URBAINE, ENERGIES, NOUVELLES MOBILITES…

    Depuis 2021, le groupe RATP réunit ses expertises urbaines au service des villes et des territoires. « RATP Solutions Ville doit servir au groupe RATP de “relais de croissance” » Interview de Valère Pelletier, Directeur général - RATP Solutions Ville « Nous avons ainsi mutualisé nos expertises et notre business développement, pour répondre à des appels d’offres et d’investissement » Pourquoi avoir créé la filiale RATP Solutions Ville ? Nous avons fait plusieurs constats liés aux besoins de nos clients, de nos savoir-faire et de notre environnement. Tout d’abord, les villes sont aujourd’hui confrontées à de nombreux défis urbains, sociaux et environnementaux, qui nécessitent un accompagnement ciblé. Deuxièmement, de la gestion immobilière au développement de réseaux de télécommunications et d’infrastructures souter­raines, le groupe RATP a développé au fil du temps des expertises connexes. Elles nous permettent aujourd’hui de concevoir des solutions adaptées aux besoins des collectivités territoriales et de leurs habitants ; fidèles à notre raison d’être : « S’engager chaque jour pour une meilleure qualité de ville. » Enfin, en conséquence de l’ouverture à la concurrence de l’exploitation du réseau de bus en Île-de-France dès 2025, RATP Solutions Ville doit servir au Groupe de « relais de croissance » en regroupant en une seule entité les expertises urbaines développées de longue date. Comment intervient RATP Solutions Ville auprès des villes et des collectivités ? Afin de proposer les offres les plus pertinentes possibles, RATP Solutions Ville s’appuie sur un écosystème de partenaires reconnus. Réunissant 350 personnes et gérant un chiffre d’affaires de près de 130 Me, la filiale intervient sur des secteurs intimement liés avec le cœur de métier, le transport. Nous avons ainsi mutualisé nos expertises et notre business développement, pour répondre à des appels d’offres et d’investissement, réaliser des prises de participation, ou encore des projets d’incubation, seuls ou en partenariat. De même que la filiale RATP Dev développe l’expertise d’opérateur de transport en France et à l’international, RATP Solutions Ville développe la partie gestionnaire d’infrastructure publique. Les autorités publiques ont besoin d’amplifier leurs infrastructures et sont amenées à en externaliser la gestion. Avec plus de 100 délégations de service public dont nous sommes concessionnaires, le groupe RATP connaît bien ce business model. Quelles sont les activités de RATP Solutions Ville et comment ont-elles été choisies ? Nous sommes présents sur 5 secteurs : l’immobilier, les télécoms, l’énergie, la logistique et les nouvelles mobilités ; sélectionnés d’une part en fonction des besoins de ces marchés en grande mutation, d’autre part en fonction de nos points d’appui tels que l’immobilier où nous sommes particulièrement pertinents. RATP Solutions Ville abrite ainsi la filiale RATP Habitat, bailleur social qui gère plus de 8 700 logements sociaux en Île-de-France et propose également du logement intermédiaire, ce qui nous donne un ancrage très important dans la qualité de ville par le bâti. Nous détenons également la filiale RATP Real Estate, exploitant de sites immobiliers tertiaires et industriels. Nous avons aussi une activité de co-promotion sur nos fonciers (dont la valorisation nous permet de maintenir nos actifs en cœur de ville). En 2021, nous avons lancé RATP Logistics qui vise à effectuer de la logistique urbaine du dernier kilomètre en commercialisant des sites inutilisés en journée, tels que des centres bus, à Amazon, Chronopost et Ecolotrans. Sur le secteur des télécoms, RATP Connect est expert dans l’exploitation d’un réseau de fibre optique souterraine et l’hébergement des antennes télécoms. Nous avons remporté en 2021, après appel d’offres, un contrat plus de 500 Me cumulés sur 25 ans, avec la Société du Grand Paris pour décliner ce réseau fibre le long du Grand Paris Express. Nous intervenons sur les nouvelles mobilités urbaines, en tant qu’actionnaire minoritaire au sein de start-up : Klaxit, Communauto, Cityscoot, Zenpark, Vianova et Zenride. Enfin, sur le secteur de l’énergie, nous croisons nos compétences de gestionnaire d’infrastructures énergétiques en ville avec notre capacité d’ingénierie souterraine. Ce qui nous a permis de remporter en avril 2022, après appel d’offres, la concession d’une durée de 20 ans pour le réseau de froid urbain de la Ville de Paris avec la création de la joint-venture « Fraîcheur de Paris », détenue à 85 % par Engie et 15 % par RATP Solutions Ville. u Retrouvez toute l’actualité de RATP Solutions Ville sur : www.linkedin.com/company/ratp-solutions-ville

  • DONNONS LA PAROLE AUX PIONNIERS POUR SE PENCHER SUR LE FUTUR DE LA VILLE : CHRISTINE LECONTE

    EN « LANCEUR D’ALERTE », CHRISTINE LECONTE, PRÉSIDENTE DU CONSEIL NATIONAL DE L’ORDRE DES ARCHITECTES (CNOA), S’INVITE DANS LE DÉBAT DE LA FABRIQUE DE LA VILLE. ENJEUX CLIMATI­QUES, RÔLE DE L’ARCHITECTE, DÉCARBONATION DE LA CONSTRUCTION,… ELLE PUBLIE, AVEC LES 300 ÉLUS ORDINAUX DE L’ORDRE, LE PLAIDOYER « HABITATS, VILLES, TERRITOI­RES, L’ARCHITECTURE COMME SOLUTION ». L’OBJECTIF ? INTERPELLER LES POUVOIRS PUBLICS SUR L’URGENCE À ADOPTER UNE STRATÉGIE POLITIQUE AMBITIEUSE, ALLIANT ÉCONOMIE ET ÉCOLOGIE. PROPOS RECUEILLIS PAR AURÉLIEN JOUHANNEAU À quels maux la ville est-elle aujourd’hui confrontée ? Nous sommes confrontés à trois crises majeures. Climatique, d’une part, comme en attestent les derniers épisodes caniculaires ou encore les crues qui ont un impact direct sur nos villes. En matière de biodiversité, d’autre part, nos territoires souffrent de sur-bétonisation. Enfin, c’est aussi une crise des ressources avec des matières premières (métaux précieux, pétrole, sable…) qui manqueront dans un futur proche. À ces trois crises s’ajoutent de mul­ti­ples enjeux sociétaux, parmi lesquels le sur­peuple­ment des logements, comme c’est le cas dans le Grand Paris, le mal-logement, le vieillissement de la population et l’espace public qui doit être un espace démocratique. Aujourd’hui, force est de constater que notre société n’est pas assez inclusive. Tous ces maux auxquels la ville est confrontée doivent nous inter­roger collectivement pour réparer notre modèle urbain. Il faut donc revoir le logiciel de fond en comble, ce qui implique de remettre en cause des modèles économiques très ancrés dans la fabrique de la ville. De notre côté, le métier d’architecte évolue aussi ! Quelles mesures fortes proposez-vous à travers le plaidoyer « Habitats, villes, territoires, l’architecture comme solution » ? Avec les élus du Conseil national de l’Ordre des Architectes et l’ensemble des conseillers régionaux, nous avons souhaité fournir un outil au service des élus pour leur révéler les savoir-faire des 30 000 architectes qui exercent sur l’ensemble du territoire et leur montrer la richesse des ressources disponibles pour agir dès à présent. Pour ce faire, notre plaidoyer s’articule autour de 5 grands axes et 16 mesures. D’abord, il s’agit de renforcer nos territoires afin de tendre à un développement mieux équilibré, notamment par la sanctuarisation des terres agricoles, l’accroissement du service public de l’architecture et le dispositif « 1 maire, 1 architecte ». Ce dispositif de proximité, nous allons le porter haut et fort pour accompagner les maires en matière de lecture de leurs territoires et de valorisation du patrimoine existant. Ensuite, nous invitons l’État à passer d’une politique du logement à une politique de l’habitat, en relevant les critères de qualité minimale des habitations et en créant un ministère d’État chargé de l’habitat, du cadre de vie et de l’aménagement du territoire. Tous les acteurs de la fabrique de la ville ont besoin d’un nouveau récit collectif et d’un cadre national, pour faire face aux enjeux sociétaux, qui passent par l’organisation d’États généraux de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Pour les nourrir, il sera primordial de s’éloigner des schémas de pensée classique et de donner la parole aux pionniers pour se pencher sur le futur de la ville ! Par ailleurs, nous préconisons d’accorder la priorité à la réhabilitation et l’adaptation des bâtiments pour réparer nos villes. Ce changement de paradigme participe à la revitalisation des centres-villes et nécessite d’intensifier les aides publiques à la rénovation globale. Dans le même temps, nous devons changer nos pratiques héritées d’un autre siècle en matière d’urbanisme face au dérèglement climatique. Il faut mettre un coup d’arrêt à l’urbani­sation des zones à risques majeurs, tout en visant la sobriété énergétique pour atténuer notre impact et lancer un plan national de végétalisation. Enfin, pour décarboner le secteur de la construction, il faut promouvoir de nouvelles filières de matériaux – comme le chanvre en Île-de-France, ce que fait le Conseil régional de l’Ordre, sous la houlette de Fabien Gantois avec la Chambre d’agriculture et plusieurs partenaires – et le réemploi, mettre en place une architecture en circuits courts et encourager une agro-industrie locale au service d’un cadre de vie plus sain et plus écologique. De mémoire, les infrastructures et le BTP sont responsables de 75 % des déchets dans la région francilienne ! Pourquoi préconisez-vous le développement de la culture du risque ? C’est un constat, en France, la culture du risque en urbanisme n’est pas assez développée pour faire face aux risques d’inondation, de canicule, d’incen­die ou encore de l’érosion côtière qui touchent nos métropoles et villes moyennes. Pour passer à la vitesse supérieure, nous préconisons trois mesures. Il s’agit de prendre en compte la thématique du risque dans les études territoriales, en sensibilisant et en associant les habitants aux choix d’aménagement : il faut accepter que certains espaces ne soient pas urba­nisables par exemple. Il faut mener également dans toutes les communes un audit stratégique permettant de réaliser un « diagnostic de vulné­rabilité » et proposer des solutions en matière d’adaptation ; anticiper les canicules futures en ciblant les endroits stratégiques à adapter le plus rapidement possible. Pour finir, il est nécessaire de réfléchir à la délocalisation des habitations situées dans les territoires soumis à ces risques majeurs, d’informer les habitants quand ils investissent dans un projet immobilier et de mettre un coup d’arrêt définitif à l’urbanisation de ces zones vulnérables. Autant de sujets sensibles pour les habitants : n’attendons pas d’être devant des catastrophes majeures, ce serait trop violent pour tous. Zoom sur l’Ordre des Architectes d’Île-de-France Le Conseil régional de l’Ordre des Architectes d’Île-de-France est présidé par Fabien Gantois, élu par ses pairs en mars 2021. Celui est entouré de trois vice-présidents : Johannie Bouffier, Rémi Doucet et Anne Labroille. Pour promouvoir l’intérêt public de l’architecture, Fabien Gantois s’appuie sur une équipe de 30 conseillers – 16 femmes et 14 hommes –, représentative des territoires franciliens. Le Conseil s’est fixé les objectifs suivants : accompagner et conseiller les élus et les institutions régionales dans les enjeux stratégiques du territoire francilien (adaptation des villes au changement climatique, réhabilitation de l’existant…) ; réaffirmer le rôle central d’une architecture d’utilité sociale ; œuvrer au rassemblement de la profession et renforcer la présence de l’Ordre au service de tous. « Cet intérêt à agir pour le bien commun est le sens de nos savoir-faire et de l’engagement des architectes comme celui des services de l’Ordre », entérine Fabien Gantois.

  • SORTIR DU CADRE : LE BILLET DE JACQUES PAQUIER

    Les solutions existent. Le Grand Paris constitue un excellent terrain de jeu pour démontrer que la révolution climatique se fera dans la créativité. Sans couper des têtes. Les acteurs du Grand Paris s’emploient à le montrer, comme l’illustre chaque rendez-vous de l’association éponyme. Des exemples ? Grand Paris Aménagement pour les promoteurs, suivi par la Société du Grand Paris pour les architectes et les paysagistes ont lancé, au cours des derniers mois, des appels à manifestation d’intérêt d’un nouveau genre. Il s’agit, dans les deux cas, d’établir un pré-référencement d’opérateurs. Un casting pour le futur, assis sur des critères d’ambition et de compétence face aux défis de la transition énergétique. Une façon, aussi, de faire passer un message : nul ne saurait prospérer, dans la Région Capitale, s’il ne démontre pas son agilité et son engagement pour réduire son empreinte carbone. D’autres exemples ? Alors qu’il s’attèle à la rédaction du prochain Schéma directeur de la région Île-de-Fran­ce désormais écologique (Sdrif-E), Jean-Philippe Dugoin-Clément, président de Grand Paris Aména­gement, planche sur les potentialités ouvertes par l’étendue des zones d’activité économique (ZAE) – des dizaines de milliers de mètres carrés –, conçues à une époque où l’on s’étalait pour construire des parking grands comme plusieurs stades de foot et dont une grande partie est déjà obsolète ou en voie de l’être. Leur transformation, en logements dûment végétalisés, permettrait quasiment à elle seule de résoudre l’équation, impossible en apparence, de la construction des 300 000 logements qui manquent à la Région, sans artificialiser de nouvelles terres. Idem pour la transformation de bureaux en logements, que plusieurs opérateurs présentent avec raison comme une des principales solutions face au défi du temps. Plus que jamais, l’agilité, l’audace et l’initiative doivent être partagées, récompensées, reproduites… Il suffit, souvent, de faire un pas de côté et de sortir du cadre. Le temps presse.

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