Mobilité électrique : l'Île-de-France à l'heure du passage à l'échelle
- 25 août
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Le transport est au cœur de la transition énergétique en Île-de-France, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre. Première région économique du pays, elle est à un moment charnière dans la transformation des mobilités, en particulier pour le transport de marchandises et de voyageurs. Pour Frédéric Sarrazin, Directeur Commerce Île-de-France chez EDF, la dynamique est engagée pour accélérer l'électrification des usages.

Frédéric Sarrazin.
Où en est-on aujourd'hui ?
Nous avons franchi un cap. Les technologies sont matures, les infrastructures se déploient et les acteurs sont mobilisés. Plusieurs facteurs convergent : cadre réglementaire, pression climatique et enjeux de souveraineté énergétique. En France, l'électricité s'impose comme une solution compétitive, souveraine, bas carbone et abondante. Avec plus de 1,3 million de véhicules 100 % électriques en circulation et près de 190 000 points de recharge début 2026, dont 17 % en Île-de-France, la dynamique est forte. Elle est particulièrement visible sur les véhicules légers ; pour les mobilités lourdes, la transition se met en place.
Où se situe aujourd'hui le véritable défi et quels freins reste-t-il à lever ?
Le principal enjeu est désormais opérationnel : transformer les usages. Dans la logistique, des acteurs comme STAF doivent repenser leurs tournées et la recharge. Les freins restent surtout structurels. Pour les poids lourds ou le transport collectif, le coût d'acquisition et les infrastructures sont déterminants.
Électrifier un dépôt suppose d'anticiper puissance, raccordement et recharge simultanée. Quel rôle joue EDF dans cette transformation ?
Nous accompagnons nos clients de bout en bout : analyse des usages, dimensionnement et déploiement des solutions. Nous nous appuyons sur les expertises du Groupe - EDF Business Services (IZI by EDF, Izivia), Dreev - ainsi que sur des partenariats, comme avec Retrofleet, pour convertir des véhicules thermiques en électriques et faciliter l'accès aux certificats d'économies d'énergie. EDF développe aussi des solutions pour le transport lourd, comme Izivia Trucks avec, notamment, un investissement de 50 millions d'euros pour déployer des stations de recharge pour poids lourds et Opti e-Trucks, afin d'accompagner le déploiement et d'en optimiser les coûts.
Comment EDF accompagne-t-il concrètement le financement ?
EDF agit avec plusieurs leviers. Les certificats d'économies d'énergie permettent d'obtenir des primes pour l'acquisition de véhicules lourds électriques. Depuis le 1er juin 2026, les aides ont été revalorisées et peuvent dépasser 100 000 euros pour certains tracteurs routiers. En complément, EDF a engagé un dispositif de 80 millions d'euros pour soutenir l'électrification du transport lourd, secteur qui représente 7 à 8 % des émissions au niveau national. Il prévoit notamment une aide pouvant atteindre 15 000 euros par camion pour les TPE et PME ainsi que des hubs de recharge. Objectif : lever les freins économiques. Dans le Grand Paris, ces dynamiques répondent à des enjeux de qualité de l'air, d'attractivité et de décarbonation, dans un territoire où se joue concrètement la transformation des mobilités.



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