« En Île-de-France, nous sommes passés d'un opérateur de bus à un acteur multimodal de premier plan »
- 26 août
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Directeur général adjoint en charge de l'Île-de-France du groupe Keolis, Laurent Calvalido revient sur la transformation de l'opérateur à l'heure de l'ouverture à la concurrence. Bus, tram-train, métro automatique, transport des personnes à mobilité réduite, ligne ferroviaire : l'entreprise a élargi son périmètre et vise désormais les futurs lots tramway.

Laurent Calvalido.
Comment Keolis s'est-il transformé en Île-de-France ?
Historiquement, nous étions presque exclusivement en charge de lignes de bus en grande couronne, dans le cadre du réseau Optile. L'ouverture progressive à la concurrence, sur tous les modes, a changé la donne. Nous l'avons accompagnée, aux côtés d'Île-de-France Mobilités, avec l'ambition d'être un partenaire de premier plan, capable d'opérer plusieurs modes, ce qui est l'ADN du groupe Keolis. Aujourd'hui, nous exploitons bus et tram-train, assurons le transport des personnes à mobilité réduite (PAM), lançons d'ici la fin de l'année la ligne 18 du Grand Paris Express, en attendant les lignes 16 et 17, et nous ouvrirons en avril prochain le CDG Express, en coentreprise avec la RATP.
Qu'apporte l'attribution de lignes du Grand Paris Express ?
Le Grand Paris Express sera une vitrine pour les mobilités : aucune ligne de métro automatique n'avait été mise en service en région parisienne depuis Météor, il y a près de trente ans. C'est l'occasion de démontrer notre savoir-faire, en tant que leader mondial du métro automatique, qui exploite déjà des réseaux à Lille, Rennes, Dubaï ou Doha. Nous voulons aussi apporter une touche Keolis, comme à la gare de Saint-Denis - Pleyel, où nous misons sur la présence humaine et l'attention au voyageur.
Quelles sont vos prochaines échéances ?
Au-delà de la ligne 18 et du CDG Express, nous avons repris au 1er août la délégation de service public Grand Paris Seine Orly, l'un des gros lots de petite couronne, avec le tramway T9, des lignes de bus structurantes et des Noctiliens : près de 2 000 salariés seront transférés. Au même moment a démarré le dispositif PAM 2, pour lequel Île-de-France Mobilités nous a renouvelé sa confiance. Et l'ouverture à la concurrence se poursuit : trois lots de tramways arrivent, sur lesquels nous avons l'ambition non seulement de concourir, mais de gagner.
Qu'est-ce qui fait votre différence face à des concurrents de qualité ?
L'apport d'un groupe international, leader mondial du métro comme du tramway, en matière de retour d'expérience et d'innovation. Et surtout la qualité de nos offres : notre mantra, « thinking like a passenger », nous pousse à offrir le meilleur service possible, à bord comme en gare. Nous nous appuyons aussi sur des moyens mutualisés : un centre de régulation commun, véritable tour de contrôle qui nous a fait franchir un cap en ponctualité, et une filiale dédiée à la lutte anti-fraude et à la sûreté. Nous sommes enfin convaincus d'être avant tout une entreprise de ressources humaines : être un employeur de référence est, pour ce métier de première ligne, déterminant.



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