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NOTRE-DAME DE PARIS : LE CHANTIER TIENT SES PROMESSES

L’engagement de rouvrir la cathédrale de Paris en 2024 est en passe d’être tenu. Plus de 600 compagnons seront à pied d’œuvre au plus fort du chantier qui implique des artisans d’art de la France entière.

Par Fabienne Proux



Alors que tous les yeux, ou presque, sont tournés vers les chantiers engagés pour accueillir les Jeux olympiques et paralympiques à l’été 2024, qui doivent être achevés en fin d’année, un autre chantier, tout aussi emblématique, poursuit également sa course contre la montre. Il s’agit de celui de la reconstruction de Notre-Dame qui avance à un rythme plutôt soutenu. Tiendra-t-il lui aussi son engagement de livraison dans les temps annoncés, à savoir en 2024 ? « Assurément », prévient le général Georgelin, président de l’établissement public « Rebâtir Notre-Dame de Paris », créé par la loi du 29 juillet 2019, avec pour mission d’assurer la conduite, la coordination et la réalisation de l’ensemble des opérations de conservation et de restauration de la cathédrale (lire l’interview ci-après).

« Après deux ans consacrés à la sécurisation de l’édifice, aux études de projet, puis à la préparation et à l’attribution des appels d’offres, les travaux de restauration battent leur plein », annonçait au printemps l’établissement public. Au plus fort de l’activité, plus de 600 compagnons s’affaireront sur le chantier dont on devine l’effervescence en l’observant de l’autre rive de la Seine. Mais la restauration mobilise aussi plus d’une centaine d’entreprises et d’un millier de personnes partout en France dans de nombreux ateliers d’artisans d’art.


Valoriser des métiers ancestraux

Afin de rendre la cathédrale au culte et à la visite en décembre 2024, trois types de travaux sont menés : le nettoyage et la restauration de l’intérieur de l’édifice ; la restauration des maçonneries et des voûtes effondrées (celles de la nef et du chœur seront achevées d’ici à la fin de l’année) ; les travaux de restitution de la flèche de Viollet-le-Duc, des deux bras du transept, mais également des charpentes médiévales de la nef et du chœur, à la fois sur l’île de la Cité et en atelier. À l’intérieur, le nettoyage simultané des murs, des décors peints et des voûtes (42 000 m2) a permis de révéler « toute la beauté et la richesse des volumes restaurés ». De même pour le grand orgue et les vitraux des 39 baies hautes de la nef, du chœur et du transept, ainsi que ceux de la sacristie, intégralement démontés pour être nettoyés et restaurés.

Outre de redonner à la cathédrale son lustre initial, ce chantier de restauration hors norme présente aussi l’avantage de valoriser des métiers ancestraux. Pour ce faire, l’établissement public « Rebâtir Notre-Dame de Paris » élabore et met en œuvre, pour tous les publics, des programmes culturels, éducatifs et de médiation, et des actions de valorisation des métiers d’art et du patrimoine. Le nouvel Espace Notre-Dame, sous le parvis, propose de découvrir un parcours pédagogique sur le chantier et les savoir-faire mobilisés, mais aussi de s’approcher des vestiges de l’incendie et d’œuvres d’art issues de la cathédrale.



À l’intérieur de la cathédrale, le nettoyage simultané des murs, des décors peints et des voûtes (42 000 m2) a permis de révéler « toute la beauté et la richesse des volumes restaurés ».

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