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VOYAGE AU CŒUR DES GRANDS SYNDICATS FRANCILIENS

ILS CONSTITUENT UNE SINGULARITÉ FRANCILIENNE, PARFOIS SÉCULAIRE, ET SONT AUSSI INDISPENSABLES QUE DISCRETS ET MÉCONNUS DU GRAND PUBLIC. SANS EUX, NI EAU, NI GAZ, NI ÉLECTRICITÉ. ET TOUS PLACENT LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE AU CŒUR DE LEUR ACTION.



Sigeif : développer entre autres la part du biogaz sur le réseau de distribution


Le Sigeif (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Île-de-France) est une des structures publiques, renforcées par « la crise qui a démontré le caractère robuste, fiable et résilient de notre modèle », estime Jean-Jacques Guillet, son président.


« Dans notre métier historique, nous avons renégocié le contrat de concession d’électricité avec Enedis et nous sommes désormais les copilotes des plans d’investissement. Nous travaillons avec la même ambition à un nouveau contrat de concession de la distribution publique du gaz, qui arrive à échéance en 2024. S’agissant de la plus grande concession de France, il sera exemplaire. L’un des enjeux forts est de développer la part du biogaz sur le réseau de distribution. »


Le Sigeif fédère 189 collectivités soit 5,6 millions d’habitants pour l’organisation et le contrôle de l’énergie en Île-de-France et s’implique dans les énergies renouvelables et de récupération : il inaugurera cet automne la ferme solaire de Marcoussis (Essonne), la plus importante de la région, et porte un autre projet de ferme solaire à Luzarches (Val-d’Oise).

« Par ailleurs, via la SEM Sigeif Mobilités, nous sommes également actifs dans la création de stations GNV/bioGNV et, plus largement, multi-énergies propres, poursuit le maire de Chaville. De plus, suite à la fin du service Autolib’, nous proposons aux municipalités qui le souhaitent de financer à 100 % les bornes de recharge pour véhicules électriques sur leur territoire. Ainsi, d’ici fin 2021, seront installés 700 points de recharge en Île-de-France. »


Les quatre chantiers du Sipperec


Né en 1924, le Sipperec (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour l’électricité et les réseaux de communication) s’affirme aujourd’hui comme un outil de mutualisation au service des collectivités, un « véritable couteau suisse », selon les termes de son président Jacques JP Martin. Il contribue notamment à mettre en œuvre au niveau régional les transitions énergétique et numérique. En matière de haut débit, il négocie ainsi avec des opérateurs pour améliorer la qualité de service et offre, par le biais de sa centrale d’achat, d’autres services numériques, comme les tableaux numériques pour les écoles ou la cybersécurité. « Nous proposons aux collectivités, depuis de nombreuses années, d’installer sur les toits des équipements municipaux des panneaux photovoltaïques », explique Arnaud Brunel, son directeur général, « ce qui nous permet de gérer une centaine de petites centrales produisant plus de 4 GWh par an. » Le Sipperec propose également aux collectivités l’installation – gratuite – de bornes de recharge pour véhicules électriques. Il investit dans plusieurs réseaux de géothermie en Île-de-France et a constitué une filiale, Sipenr, spécialisée dans les grands parcs d’énergies renouvelables.


Sedif : un plan d’investissement sur 10 ans et une nouvelle concession


Le Syndicat des eaux d’Île-de-France (Sedif) a arrêté, le 27 mai, une décision importante pour son avenir : le choix de maintenir une délégation de service public pour la gestion de l’eau de ses quelque 135 communes membres, alors que la concession accordée à Veolia Eau Île-de-France en 2011 s’achève fin 2023. Une concession considérée comme la plus grande d’Europe et évaluée à 4,3 milliards d’euros pour les 12 ans à venir.

En parallèle, un plan d’investissement (2022-2031), qui prévoit en particulier la mise en œuvre de son projet pionnier en France « Vers une eau pure, sans calcaire et sans chlore », a été arrêté, avec notamment le déploiement d’un procédé de filtration – l’osmose inverse basse pression – pour fournir une eau débarrassée des perturbateurs endocriniens et des micropolluants, comme les résidus médicamenteux par exemple, et sans déchets plastiques.


Le syndicat déploie aussi des technologies qui permettent d’augmenter le rendement de ses installations et de nouveaux outils pour améliorer sa qualité de service et mieux préserver ses équipements.


Syctom : mettre un terme à l’enfouissement des déchets


« L’ambition que je souhaite partager est de faire du Syctom le “champion de la valorisation” », affirme Éric Cesari, le président du Syctom, l’agence métropolitaine des déchets ménagers. « Atteindre cet objectif demandera du temps, beaucoup, et de l’énergie, encore plus, pour développer et rendre efficace les différentes filières alternatives à l’enfouissement et l’incinération. » Le Syctom traite près de 2,4 millions de tonnes par an et l’enfouissement représente un peu moins de 7 %. « Mais ce sont encore 7 % de trop ! », poursuit Éric Cesari. Autre défi, d’ici à 2024, le tri à la source des biodéchets doit être généralisé pour l’ensemble des producteurs : les plus gros (restaurants, cantines, marchés, etc.) comme les plus petits, à savoir les ménages. Pour y répondre, le Syctom a la co-maîtrise d’ouvrage d’un projet de construction d’une unité de bio-méthanisation au port de Gennevilliers.


Siaap : une expertise qui dépasse le traitement des eaux usées


Chaque jour, le Siaap (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), présidé par l’élu montreuillois Belaïde Bedreddine, dépollue les eaux usées de près de 9 millions de Franciliens ainsi que les eaux pluviales et industrielles. Ses 1 928 agents œuvrent à l’assainissement de près de 2,5 millions de m3 d’eau, transportés par 440 km d’émissaires et traités par ses six usines d’épuration. Son expertise dépasse le traitement des eaux usées : valorisation énergétique des déchets produits, protection des milieux naturels, anticipation des évolutions aussi bien climatiques que démographiques.


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