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VERS UN GRAND PARIS DE PLUS EN PLUS BIOSOURCÉ

BOIS, CHANVRE, PAILLE, BRIQUES DE TERRE CRUE : L’UTILISATION DES MATÉRIAUX BIOSOURCÉS N’EST PLUS RÉSERVÉE À QUELQUES PRÉCURSEURS. L’ENGAGEMENT ACCRU DES GRANDS MAÎTRES D’OUVRAGE, COMME LA SOCIÉTÉ DU GRAND PARIS ET LA SOLIDEO, DONNE UNE VISIBILITÉ NOUVELLE À CES FILIÈRES.

PAR CATHERINE BERNARD ET EMMANUELLE CHAUDIEU


La Société du Grand Paris, l’Epfif (Établissement public foncier d’Île-de-France), 6 collectivités, 11 aménageurs, 5 bailleurs sociaux et 15 promoteurs : 39 acteurs ont désormais signé le pacte Bois Biosourcés porté par l’interprofession FIBois Île-de-France, présenté le 5 novembre 2020. Tous se sont engagés à utiliser le bois ou d’autres matériaux biosourcés pour la construction ou la réhabilitation à hauteur de 10 % (niveau bronze), 20 % (niveau argent) ou 40 % (niveau or) des surfaces de plancher qu’ils aménageront ou construiront au cours des quatre prochaines années. Certains sont allés encore plus loin : telle la Société du Grand Paris, qui a promis d’utiliser au moins 50 % de bois et 70 % de matériaux biosourcés sur les fonciers qu’elle possède autour des gares du Grand Paris Express.


Car l’usage des matériaux biosourcés sort de sa niche : les utilisateurs du périphérique peuvent ainsi admirer plusieurs immeubles de grande hauteur en structure bois dans le quartier de Bruneseau (Paris 13e). Dans la petite ville de Trilport, en Seine-et-Marne, 45 logements se construisent en béton de chanvre. Les matériaux biosourcés s’invitent également dans le domaine de la rénovation : ainsi, le Collect’IF Paille a réalisé en 2020 l’isolation thermique par l’extérieur d’une résidence de 14 logements sociaux de Paris Habitat, dans le 15e arrondissement.


Et ce, avec de simples bottes de paille 100 % franciliennes. Le bois est également très prisé pour réaliser des surélévations d’immeubles, comme dans la cité Glacière, dans le 13e arrondissement : sa légèreté nécessite moins de reprises sur les fondations et il permet également des chantiers « propres », compatibles avec la poursuite de l’occupation de l’immeuble.


Cycle Terre, l’économie 100 % circulaire


À Sevran (Seine-Saint-Denis), la démarche d’économie circulaire va encore plus loin : dès septembre, la fabrique Cycle Terre devrait produire ses premières briques et enduits en terre crue à partir de terres excavées à proximité. Constituée sous forme de société coopérative, elle est le fruit d’un projet européen éponyme, porté par 13 partenaires et, notamment, la ville de Sevran, Grand Paris Aménagement, la Société du Grand Paris et le spécialiste des terres excavées ECT. « Cette usine urbaine fabriquera chaque année environ 10 000 tonnes de produits locaux », explique Magali Castex, pilote du démonstrateur à Grand Paris Aménagement. Les premières commandes fermes sont déjà engrangées et, en particulier, la construction d’un groupe scolaire dans la ville voisine de Rosny-sous-Bois.



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