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« Il faut se réinventer et faire de l’immobilier intelligent » : Yuman Immobilier

Pas question pour Christophe Afonso de faire preuve d’attentisme. Bien au contraire, le président du promoteur francilien Yuman Immobilier compte saisir l’opportunité de la crise immobi­lière pour revenir aux fondamentaux du métier en répondant aux besoins des particuliers et en « collant » davantage aux réalités du marché.





Quelle est la spécificité de Yuman Immobilier ?

Yuman Immobilier est un opérateur exclusivement francilien qui produit entre 600 à 800 logements par an en moyenne Notre action se fonde sur trois piliers majeurs. Le premier est la décarbonation de l’acte de construire. Pour ce faire, nous utilisons plusieurs leviers dont la compensation carbone que nous respectons en plantant massivement des arbres là où cela est possible, comme en forêt de Fontainebleau. Nos programmes utilisent également du béton bas carbone et des matériaux issus des circuits courts. Le deuxième pilier est la démarche en faveur de la RSE (Responsabilité sociale et environnementale) qui repose essentiellement sur les actions favorisant les retombées économiques dans les territoires dans lesquels nous travaillons. Enfin, le troisième axe est la réinsertion sociale.


Quel lien faites-vous entre promotion immobilière et réinsertion sociale ?

Nous partons du principe que lorsque nous réalisons un immeuble dans une ville, nous devons aussi faire du bien à ses habitants et aux entreprises locales. Sur chaque opération, nous travaillons avec les mairies pour valoriser les entreprises locales en nous enga­geant à favoriser ces « boîtes locales » mais aussi des sportifs ou des lycéens méritants. Par exemple, à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), Yuman Immobilier, dans le cadre de son fonds de dotation, a accordé en 2022 une bourse d’étude de 5 000 euros à un lycéen d’origine sri-lankaise qui a eu 19 de moyenne au baccalauréat.


Comment réagissez-vous face à la crise qui frappe le secteur immobilier ?

Nous ne sommes en effet pas épargnés par la crise. Pour autant, nous rencontrons tous les jours des maires pour les assurer qu’ils peuvent continuer à compter sur nous. Beaucoup d’entreprises de promotion immobilière gèlent leurs projets de développement et se concentrent sur les opérations en cours. Nous préférons continuer à avancer et encore plus que jamais sur les territoires où nous sommes présents afin de répondre aux attentes des maires qui veulent construire. Plutôt que de se renfermer, la crise nous impose de nous réinventer, car il y a énormément d’opportunités à saisir.


De quelle manière ?

En remettant le client au cœur du village et en faisant de l’immobilier intelligent. Depuis dix ans, la façon de faire de l’immobilier est restée la même. Si la crise sanitaire a mis en lumière la nécessité de proposer des logements avec des espaces exté­rieurs spacieux et des espaces de coworking dans les immeubles, nous n’avons pas fait changer radicalement la façon d’appréhender l’immobilier. La crise économique et financière nous pousse à nous remettre en question sur comment arriver à produire des immeubles ou aider nos clients à trouver des financements en adéquation avec leurs revenus. Au final, nous devons revenir aux fondamentaux et redevenir de réels commerçants de logements.

À quels fondamentaux faites-vous allusion ?

Revenir aux fondamentaux signifie faire du logement pour loger les gens et imaginer des lieux de vie agréables. L’immobilier ne doit plus être considéré comme un produit financier, mais comme un bien qui répond aux attentes des familles. Nous devons être en capacité de produire des logements à des emplacements attractifs et dotés d’espaces extérieurs généreux, qui donnent envie aux gens d’habiter, c’est-à-dire proches des transports publics et des centres-villes, facilement accessibles, mais aussi qui correspondent au budget des ménages et qui comportent davantage de prestations. Mais également proposer des montages financiers sur nos opérations pour permettre aux acquéreurs de continuer à acheter de l’immobilier malgré les taux élevés et les conditions bancaires défavorables.


La disparition du dispositif Pinel fin 2024 est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle ?

C’est une mauvaise nouvelle surtout pour les programmes en projet, car ils ne seront lancés que dans un an et demi, soit au moment de l’arrêt du Pinel. Par ailleurs, ce qui est dommageable, c’est que le Pinel n’a pas permis aux investisseurs de défiscaliser, mais aux promoteurs d’augmenter les prix. Idem pour la baisse des taux d’intérêt. Nous devons donc réfléchir, proposer des solutions, travailler en amont avec les banques et innover.


Prévoyez-vous, comme d’autres professionnels de l’immobilier, une reprise qu’au premier semestre 2025 ?

Tout à fait, aussi nous devons être prêts à redémarrer à cette échéance. Mais cela correspond à un an avant les élections municipales, ce qui est plutôt une période de mise en stand-by des projets par les maires. Pour autant, c’est le moment de concevoir l’immo­bilier de demain et de repenser à de nouveaux usages. Mais aussi d’être davantage encore à l’écoute des attentes des élus locaux. Notre leitmotiv est de réaliser des opérations souhaitées par les communes et positives pour le territoire.


« C’est le moment de concevoir l’immo­bilier de demain et de repenser à de nouveaux usages. Mais aussi d’être davantage encore à l’écoute des attentes des élus locaux »




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